La Coordination Provinciale, ses Coordinations Territoriales et Urbaines de la Société civile Forces Vives du Nord- Kivu ont, dans un communiqué de presse rendu public ce lundi 11 mars, dont une copie est parvenue à la rédaction de TropikInfos.net, dénoncé le fait que l’armée Congolaise reste accrochée sur une tactique militaire défensive éhontée face aux avancées fulgurantes des terroristes du M23-RDF, en Territoire de Masisi et de Rutshuru pendant plus de deux ans depuis la résurgence de cette triste rébellion comme à l’avancée de l’AFDL en 1996, ayant abouti à la prise de la capitale en 1997.
Ces tactiques militaires décriées laisseraient sentir l’odeur d’une complicité interne au sein de l’armée loyaliste et des institutions de la République, dont les motivations seraient de forcer les populations à des souffrances atroces afin de céder aux caprices de l’ennemi, visant à obtenir le dialogue direct avec le Gouvernement de la République.
Fort malheureusement, le Gouvernement de la RDC semble être d’accord avec cette manière de travailler des FARDC, car en dépit de l’augmentation des équipements militaires et des hommes des troupes rien ne change sur terrain et la situation sécuritaire se détériore du jour au jour.
Certains militaires FARDC et leurs supplétifs qui tenteraient d’engager des initiatives pour libérer certains espaces sous l’emprise de l’ennemie, se verraient torturer par des appels téléphoniques venant de leurs hiérarchies les interdisant de continuer, et s’ils oseraient s’entêter ils se verraient couper tout appui et finissent par être relevé de leurs fonctions ou par être arrêtés par leurs supérieurs.
La société civile en province du Nord-Kivu, exprime son indignation face aux retraits sans combat des forces armées de la RDC, abandonnant ainsi des espaces aux rebelles.
Ainsi les sous noyaux de la société civile en province du Nord-Kivu, demandent au président de la république et commandant suprême des forces armées de la RDC de dépêcher le ministre de la défense sur le terrain, ainsi que d’autres services engagés dans la sécurité du pays; d’interdire l’observance de tout cessez-le-feu et de tout repli stratégique aux FARDC ,ainsi que de réviser la chaîne de commandement de l’armée.
Handy Mubala









