Judith Suminwa Tuluka vient d’être nommée au poste de premier ministre.
L’ancienne ministre du Plan  est la toute première femme chef du gouvernement depuis que la RDC existe. Comment faut-il l’appeler?

D’après un article similaire du Figaro qui rappelle qu’en 2022
Emmanuel Macron avait nommer Élisabeth Borne au poste de premier ministre, la question du genre appropriée pour sa dénomination avait été évoqué. Que faut-il maintenant dire pour s’adresser à elle? «Madame la première ministre»? «Madame le premier ministre»? Avec la féminisation de plus en plus fréquente des titres de métier en France l’Académie française a été interrogé légitimement.

Selon le Figaro, dans son Rapport sur la féminisation des noms de métier et de fonction, l’Académie française constate un grand flottement entre les usages. Certains locuteurs maintiennent la forme au masculin avec l’article masculin. Ils diraient dans notre cas: «le premier ministre», même si c’est une femme. D’autres ajoutent l’article féminin à un substantif masculin et diraient donc: «la première ministre». Notons que pendant longtemps, «les femmes se sont accommodées des appellations masculines (…) parce qu’elles avaient à cœur de marquer, dans la dénomination de leur métier, l’égalité de compétence et de mérite avec les hommes», rappellent les académiciens.

Loin d’édicter des règles de féminisation pour les noms de métier, l’Académie française observe l’usage. En la matière, la féminisation des charges confiées au sommet de l’État s’est opérée naturellement. La première façon de parler d’une ministre femme est de dire «la ministre».

Édith Cresson, la première et seule femme qui dirigea un gouvernement (sous le second septennat de François Mitterrand), a tenu en son temps à la forme masculine. «Monsieur le premier ministre» était selon elle la seule appellation qui marquait le degré d’élévation de cette charge.

Pas d’obligation pour l’Académie française
Il n’y a donc aucune obligation de dire «madame la première ministre», l’Académie française se refusant d’imposer quoi que ce soit.

Le figaro indique pourtant que cette appelation est encadré par une circulaire en France « Circulaire du 21 novembre 2017 relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française qui dit que s’agissant des actes de nomination, il est écrit que «l’intitulé des fonctions tenues par une femme doit être systématiquement féminisé.

Mais en l’absence d’un encadrement officiel sur la féminisation de ces noms de métier, il est impossible, si l’on se réfère à l’Académie française, d’interdire l’emploi du masculin ou du féminin. En RDC l’usage du feminin ou du masculin n’est pas encore sujet a une réglementation au niveau du gouvernement, seul les us et coutumes protocolaires maintiennent le masculin à l’emploie quand il s’agit de présenter le premier ministre.

Thierry Bwongo

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