Le député national André Mushongo est cité comme principal acteur qui propage « les fakenews » pour nuire au ministre de l’enseignement primaire secondaire et technique, le professeur Tony Mwaba Kazadi.
Notre source renseigne que cet ancien Directeur chef de service de la DGC (Direction de gestion de communication de l’EPST) chante au triomphalisme, annonçant qu’il sera le prochain ministre de l’EPST et qu’il pèsera de tout son poids pour faire recruter un directeur chef de service de son choix à la tête de cette Direction, en voulant faire de l’UDPS un parti hors la loi.
On se rappellera qu’en 2021 le ministre Tony Mwaba avait nommé André Mushongo à la tête de la Direction de gestion de la communication de l’EPST, puis quelques mois après, il a été suspendu pour des raisons connues de tous, à l’issue d’une procédure administrative à son encontre.
Pourquoi le Ministre avait décidé de mettre Mushongo à l’écart ?
Plusieurs griefs relatifs aux violences basées sur le genre faites aux agentes, ont été retenus à la charge de l’actuel député André Mushongo, alors Directeur à la DGC/ EPST à l’époque.
- Harcèlement sexuel verbal (deux agents féminins en ont fait les frais devant témoins lorsqu’il commentait sur leurs formes physiques typiquement féminines, leurs fesses, leurs poitrines) et physique (toucher tendre des agents féminins sans leur consentement) ;
- Violences psychologiques et/ou émotionnelles sur les agents féminins (exiger à un agent féminin enceinte qui lui demandait la signature de sa lettre de congé de maternité de se déshabiller pour lui faire un doigté ; appeler à 5h00 du matin une cheffe de bureau mariée sans raison au point de provoquer des soupçons d’infidélité auprès du mari, il est la cause de problèmes cardiaques d’un agent masculin et féminin qui travaillaient à son anti-chambre)
- Abus sexuels : c’est de notoriété à la DGC que certains agents féminins ont été abusés sexuellement au bureau même.
- Abus de pouvoir : il a instauré un climat de terreur qu’il confondait avec la rigueur. Le climat était toxique qu’il avait monté des agents les uns contre les autres, en ayant un groupe d’espions qui le renseignaient ; se débarrassant sur fond de fausses accusations des autres directeurs qu’il exposait même aux moqueries des agents qui étaient ses affidés ;
- Rancune, Faux et usage de faux : il a trafiqué des points obtenus par un agent à un test pour la clouer et a fait usage de ce faux pour ne pas la promouvoir. Auparavant, il avait accusé le frère de cet agent pour qu’il soit suspendu et renvoyé du service parce qu’il se sentait complexé.
- Mauvaise relations avec les principaux partenaires techniques et financiers du gouvernement en sabotant le travail pour qu’il obtienne des avantages, par exemple intimer l’ordre aux agents du call center dont l’installation a été financée par la Banque mondiale selon un accord avec le gouvernement de ne pas partager le rapport de travail sur les violences basées sur le genre ; empêcher le programme des Nations Unies pour la population de faire son travail de sensibilisation sur les VBG en milieu scolaire parce qu’il n’a pas été aligné pour faire un discours officiel ;
- Création d’une rébellion à l’EPST au moment de sa suspension et alors qu’il avait déjà été ouvert une action disciplinaire contre lui. IL réunissait des agents de l’Etat pour le monter contre le Ministre et la Banque mondiale en exposant ces cadres et agents à la révocation. Ceux-ci avaient écrit un mémorandum critiquant la Banque mondiale pour la suspension de Mushongo. Ils avaient été suspendus par le Ministre Tony Mwaba et pardonnés.
Mushongo est le seul qui jusqu’ici a fait le coup d’une mission d’enquête avec des experts en violences basées sur le genre qui avaient écouté plus de 10 personnes survivantes de ses abus sexuels, psychologiques et économiques ainsi que ses harcèlements. Cette enquête avait abouti à sa révocation de l’EPST. Il a échappé de peu à une action judiciaire.
Son ascension à la DGC est le fruit d’un traffic d’influence. Il a été envoyé à la DGC comme agent attaché à l’administration en 2020 par une commission d’affectation sur recommandation de son oncle. En deux mois, il devient directeur de communication alors que dans son parcours il n’a jamais même écrit une stratégie de communication, rédiger un article de presse qui a fait écho.
Informé de tout cela, le Ministre Tony Mwaba n’avait pas d’autres choix que de le sanctionner. Le Ministre avait été tendre envers lui en laissant la procédure se poursuivre régulièrement sinon il devrait être révoqué dès sa saisine. Le Ministre l’a même réhabilité en le plaçant à la province éducationnelle de Lukunga où il est arrivé un seul jour pour créer des problèmes au Proved et ne plus revenir.
Devenu député, André Mushongo estime que sa nouvelle casquette lui offre l’occasion de régler des comptes et ressusciter des troubles au sein du ministère de l’EPST.
Il fait des tours à la Radio Télévision de l’Éducation, jusqu’à accéder dans les installations de la DGC pour manipuler les agents dont il contrôle l’esprit.
Tout est clair, que son appartenance au parti présidentiel lui donne l’autorité de faire sa loi dans le sous-secteur de l’enseignement primaire secondaire et ttechnique.
Et pourtant, il est recherché à Tshikapa où il a volé le siège de Dr Rose Pelenge qui a été élue avec beaucoup de voix.
Par Gustave Mwamba









