Dans le tumulte des controverses qui secouent la République Démocratique du Congo, une affaire de gestion des fonds alloués à l’installation de forages et de lampadaires émerge, provoquant un vif émoi au sein de l’opinion publique. Noël Tshiani, figure emblématique de la scène politique congolaise et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, appelle à une enquête approfondie pour dissiper les brumes d’allégations de mauvaise gouvernance qui s’amoncellent.

Le samedi 27 avril 2024, Tshiani a pris la parole via ses plateformes numériques pour exhorter les autorités judiciaires à se pencher sérieusement sur ce dossier épineux. Cette déclaration survient dans le sillage de récits contradictoires émanant des acteurs clés impliqués, y compris le ministre des Finances, l’Inspection Générale des Finances et le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila.

Face à la gravité des accusations portées, Tshiani insiste sur la nécessité de réponses claires et tangibles. Il préconise une investigation minutieuse des documents relatifs à l’affaire, ainsi que des entretiens avec les individus mis en cause et les services techniques concernés. Il va jusqu’à recommander un audit rigoureux des comptes du Trésor et des comptes bancaires par lesquels les transactions financières ont été effectuées, une démarche qu’il juge cruciale pour éclaircir la situation et établir la responsabilité des parties impliquées.

Dans un pays où la mauvaise gouvernance est souvent décriée, Tshiani met en lumière l’urgence d’un dénouement clair et d’une enquête sérieuse. Il souligne l’importance d’une démarche transparente pour démêler ce dossier et pour combattre les antivaleurs qui sapent la gouvernance du pays.

L’appel de Tshiani fait écho aux préoccupations de diverses organisations de la société civile, telles que l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) et la Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption (LICOCO), qui depuis longtemps dénoncent la gestion nébuleuse des fonds publics. Récemment, l’ODEP a mis en doute la sincérité du ministre des finances, Nicolas Kazadi, concernant la transparence du contrat attribué à Stevers Construct-sotrod Water pour l’installation de 1.000 stations d’eau.

Le professeur Florimond Muteba, président de l’ODEP, a affirmé que les preuves de culpabilité sont indéniables et a invité la justice congolaise à assumer son rôle. Dans cette atmosphère chargée d’accusations et de demandes de comptes, la population congolaise attend avec impatience que la lumière soit faite sur cette affaire, qui pourrait bien être un tournant décisif dans la lutte contre la corruption et pour l’établissement d’une gouvernance plus intègre et transparente.

Didier Mbongomingi

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