L’élection imminente des membres du bureau définitif de l’Assemblée Nationale succite des tensions au sein de la classe politique congolaise. L’ancien président de l’Assemblée Nationale et actuel président du bureau provisoire de cette chambre législative, Christophe Mboso, est au cœur d’une controverse suite à des accusations de partialité et de manœuvres politiques visant à marginaliser l’opposition.
Christian Mwando, député national et figure de proue du parti Ensemble pour la République, a exprimé son mécontentement face à la gestion de la liste des candidats. Selon lui, Mboso cherche à régler des comptes avec Moïse Katumbi, président du parti, en manipulant le processus électoral.Pour flouer Mboso se cache derrière sa commission constituée en violation du Règlement intérieur de cette chambre basse a-t-il indiqué.
Mwando a dénoncé ce qu’il considère comme une farce orchestrée par Mboso, qui, selon lui, ne respecte pas la volonté de l’opposition reconnue par Ensemble. Il a qualifié « d’indigeste » la situation actuelle, soulignant que le poste de rapporteur adjoint devrait revenir de droit à Ensemble, le parti majoritaire au sein de l’opposition.
La situation a également suscité des critiques au sein de l’Union Sacrée, la coalition politique du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Mwando a accusé Christophe Mboso d’être à la fois juge et partie dans l’élection et a appelé à son retrait avant le vote prévu pour le 18 mai.
La candidature controversée de Me Constant Mutamba, soutenue par le président du Bureau d’âge de la chambre basse du Parlement congolais, a été particulièrement critiquée. Mwando affirme que Mutamba n’a ni le droit ni la qualité pour postuler au poste de rapporteur adjoint, une position que le parti Ensemble pour la République revendique fermement. « Ce garçon utilisé par le pouvoir » à travers Mboso N’Kodia a postulé au seul poste et candidature réservée à Ensemble pour la République qui a présenté l’élu de Lubudi Princesse Dominique Munongo.
Cette élection, marquée par des allégations de violation du règlement intérieur de l’Assemblée, continue de diviser la scène politique congolaise. C’est pour ça que la rencontre prévu ce vendredi après-midi, entre le chef de la majorité Félix Tshisekedi et les élus de l’Union Sacrée en présence du Présidium de cette structure, sera primordial pour la suite des événements.
Didier Mbongomingi









