La capitale de la République Démocratique du Congo a été le théâtre d’une tentative de coup d’État qui, selon les autorités et les témoignages, s’est avérée être un échec. Les objectifs de cette opération militaire, menée par un groupe qualifié « d’amateur » , étaient de neutraliser des figures politiques clés telles que le ministre Kamerhe, le Vice-Premier ministre de la Défense Jean-Pierre Bemba et la Première ministre Judith Suminwa a affirmé au responsable de l’armée Youssouf Ezangi Viatochir.
Youssouf Ezangi, citoyen britannique d’origine congolaise et coordinateur du mouvement, a été persuadé par Christian Malanga, l’ancien capitaine des FARDC et meneur de l’opération, que le soutien américain leur serait acquis suite à leur action. Malanga a convaincu une cinquantaine d’assaillants que le retour au nom « Zaïre » résoudrait les problèmes d’infiltration et de désordre qu’il percevait au Congo.

L’assaut a eu des conséquences tragiques : quatre assaillants sont morts, y compris Christian Malanga, et une quarantaine ont été capturés lors de leur fuite vers le fleuve, parmi eux trois citoyens américains, dont le fils biologique de Malanga. Malgré ces événements, aucune mesure particulière n’a été prise par les autorités. Un concert populaire s’est même tenu au stade des Martyrs, où près d’une centaine de milliers de Kinois se sont rassemblés, semblant ignorer la gravité de la situation.
Le gouvernement a publié un communiqué condamnant fermement la tentative de déstabilisation et saluant la réaction rapide des forces de défense et de sécurité. Le Ministère de la Communication et Médias a assuré que des mesures ont été prises pour renforcer la sécurité des institutions et des officiels, ainsi que celle de la ville de Kinshasa, et a appelé la population à la vigilance.
Thierry Bwongo









