Le 17 mai 2024, un événement troublant a secoué les fondements de la liberté d’expression en République démocratique du Congo (RDC). Gloria Sengha, une figure emblématique de la lutte pour la justice sociale, a été arrêtée dans des circonstances alarmantes. Sortant d’une réunion préparatoire pour une marche pacifique organisée par la structure TOLEMBI PASI, elle a été interpellée par des individus en tenue civile non identifiés. Certains temoins parlent des éléments des » Forces du Progrès « , une milice attaché au parti au pouvoir UDPS, d’autres evoqueraient des éléments de la DEMIAP, Le service de renseignement militaire. La marche que prevoyait d’organiser Gloria Sengha et sa structure, avait pour but de protester contre la vie chère et la misère qui sévissent dans le pays.
La réaction ne s’est pas fait attendre. Des voix s’élèvent pour exiger la libération sans condition de Gloria Sengha Panda et de ses deux collègues. Parmi elles, l’opposant Martin Fayulu dénonce un régime oppressif sous la présidence de M. Tshisekedi, accusé de museler les citoyens qui osent critiquer la mauvaise gouvernance. « La dictature ne passera pas dans notre pays, » affirme-t-il avec force.

L’artiste engagé Alesh s’est également exprimé, rappelant que militer pour l’amélioration des conditions de vie n’est pas un crime. « LIBÉREZ GLORIA SENGHA !! », clame-t-il, soulignant l’ironie d’un gouvernement qui autrefois bénéficiait du soutien de personnes comme Gloria dans des luttes similaires.
Le droit de manifester pacifiquement est un pilier de toute démocratie. Gloria Sengha Panda n’a fait qu’user de ce droit fondamental. Face à la pauvreté extrême qui afflige la population congolaise, le régime en place devrait prêter l’oreille aux revendications plutôt que de réprimer.
Moise Katumbi, une autre figure de l’opposition, a réagi en décrivant l’arrestation de Gloria Sengha comme le symptôme d’une vérité poignante : le régime congolais serait devenu une dictature cruelle, survivant grâce à des mensonges et des promesses non tenues, tout en bafouant les droits humains et en recourant à la violence politique.
Il est temps de libérer Gloria Sengha et de rétablir le respect des droits fondamentaux dans un pays qui aspire à la démocratie et à la paix.
Botamba Sésé Séko









