L’Office national d’identification de la population (ONIP), un établissement public relevant du ministère de l’Intérieur, a conclu un contrat avec le groupement AFRITECH-IDEMIA d’une valeur de 697 millions de dollars. Ce contrat vise la production des cartes d’identité. Cependant, des problèmes financiers et des zones d’ombre ont été détectés, suscitant des préoccupations au sein de la République démocratique du Congo.

L’État congolais a déjà décaissé 20 millions de dollars dans le cadre de ce contrat. Toutefois, l’Inspection générale des finances (IGF) a examiné attentivement les détails du contrat et a soulevé des inquiétudes. Voici les principaux problèmes identifiés :
Le groupement AFRITECH-IDEMIA, chargé de fournir 593 millions de dollars, ne dispose pas des ressources nécessaires pour financer sa part du contrat. Le contrat prévoit que l’État congolais garantisse ces fonds en séquestrant les avoirs de la Banque Centrale du Congo auprès d’une banque commerciale. Cependant, cette opération est illégale et semble impossible à réaliser.

L’IGF a relevé des zones d’ombre dans la copie du contrat ONIP-AFRITECH. Ces lacunes doivent être éclaircies avant de poursuivre le projet.

L’IGF exige des réponses satisfaisantes de la part des parties concernées avant de permettre la poursuite du projet. Le vice-Premier ministre à l’Intérieur et sécurité, Jacquemin Shabani, ainsi que son prédécesseur, Peter Kazadi, doivent prendre des mesures pour résoudre ces problèmes financiers et clarifier les zones d’ombre.

En somme, le contrat ONIP-AFRITECH soulève des préoccupations majeures, et il est essentiel que des mesures appropriées soient prises pour garantir la transparence et la légalité de ce projet crucial pour la population congolaise.

Didier Mbongomingi

Tendances

En savoir plus sur Tropik Infos

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture