Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a été investi avec succès, après que son programme ait été approuvé par une majorité absolue à l’Assemblée nationale. La plénière qui a duré plus de 12 heures, au Palais du peuple, c’est soldé par le vote d’approbation du programme d’action gouvernementale. 397 députés ont voté en faveur du programme, sur les 405 élus présents. Aucun vote contre et huit abstentions ont été enregistrés.
Les Congolais ont afflué en masse pour assister à cette cérémonie historique, marquant l’investiture du gouvernement Suminwa. L’atmosphère était de haute tension depuis le début de la journée au Palais du peuple.

La première ministre Judith Suminwa Tuluka a présenté le mardi 11 juin le programme d’action de son gouvernement, qui couvre la période 2024-2028. Ce programme, d’un montant de 277 066,2 milliards de CDF (92,9 milliards USD), est entièrement financé par des ressources étatiques et non étatiques, provenant du pouvoir central et des provinces ainsi que des entités territoriales décentralisées.
Selon la première ministre, le programme vise à atteindre deux objectifs principaux : consolider les acquis du premier mandat pour parachever l’avènement d’un Congo plus uni, sécurisé et prospère, et poser les jalons d’un Congo émergent où l’autorité de l’État est consolidée, la solidarité renforcée et les villes connectées.
Le programme s’articule autour de six piliers stratégiques : créer plus d’emplois et protéger le pouvoir d’achat des ménages ; protéger le territoire national et sécuriser les personnes et leurs biens ; aménager le territoire national pour une connectivité maximale ; garantir l’accès aux services sociaux de base ; renforcer les capacités des services publics ; et gérer durablement l’écosystème face aux changements climatiques.
La première ministre a indiqué que 29% du budget seront alloués au financement des réformes visant à stabiliser le cadre macroéconomique et transformer la structure de l’économie pour créer plus d’emplois et protéger le pouvoir d’achat. 20% seront consacrés à sauvegarder la souveraineté internationale et nationale de la RDC ; 22% pour financer la modernisation des infrastructures de base ; 16% pour améliorer l’accès aux services de base ; 7% pour renforcer les capacités des services de l’État ; et 5% pour garantir un environnement et un développement durable.


La première ministre a souligné que la RDC doit générer les ressources nécessaires pour financer ce programme d’action, avec l’appui de certains partenaires de l’État. Elle a également rappelé que le nouveau gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre les trois initiatives présidentielles : les Routes de desserte agricole dans le cadre du programme de développement local, les Chaînes de valeurs agricoles dans le cadre de l’Agenda de Transformation Agricole, et l’Assainissement des villes pour favoriser le développement urbain comme moteur économique.
Cette investiture marque le début effectif de la gouvernance au second mandat du président Tshisekedi qui a maintenant son Exécutif en place. Cette gouvernance qui devrait être assez confortable vue la majorité écrasante que possède le chef de l’État congolais.
Thierry Bwongo









