La polémique sur les salaires des députés en RDC prend une nouvelle tournure avec l’intervention de l’ODEP, qui met en question les chiffres avancés par le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. Cependant, une analyse plus nuancée révèle que les coûts additionnels pourraient expliquer les disparités observées.

L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a récemment contredit les déclarations de Vital Kamerhe sur la rémunération des députés nationaux, s’appuyant sur la loi de finances 2024. Selon l’ODEP, les députés recevraient moins que les 9 000 dollars prévus, avec un salaire réel avoisinant les 5 000 dollars. Cette révélation a suscité un débat houleux sur la gestion des finances publiques et la transparence des institutions.

En défense du Président Kamerhe, il convient de considérer les frais d’installation, les titres de voyage pour les vacances parlementaires, et les salaires des assistants parlementaires. Ces derniers, faisant partie du personnel politique de l’Assemblée nationale, sont rémunérés à partir de l’enveloppe globale dédiée aux députés. Ces coûts supplémentaires pourraient justifier la différence entre le montant officiel et celui perçu en réalité.

La controverse actuelle souligne la nécessité d’une plus grande clarté dans la communication des chiffres officiels. Alors que l’ODEP appelle à une révision budgétaire, il est essentiel de prendre en compte tous les éléments de la rémunération des députés pour évaluer équitablement la situation. La prochaine loi de finances sera cruciale pour apporter des réponses et potentiellement rectifier les écarts. La transparence et la redevabilité restent des piliers fondamentaux pour maintenir la confiance du public dans ses institutions.

Thierry Bwongo

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