Dans une correspondance adressée à l’Inspection Générale des Finances, les assistants parlementaires du Sénat dénoncent une situation préoccupante. Depuis le début de la législature en 2021, leur rémunération nette est passée de 500 USD à 1 000 USD sans aucun avantage supplémentaire. Cependant, les prévisions budgétaires du Sénat pour l’exercice 2023 mentionnent clairement les indemnités de sortie pour les sénateurs et leurs assistants.

La problématique réside dans le fait que, malgré la fin de la 3ème législature de la 3ème République au Sénat et la remise en main propre entre le bureau sortant et le bureau provisoire de la 4ème législature, les assistants parlementaires n’ont toujours pas reçu leurs indemnités de sortie. Contrairement aux sénateurs et aux membres des différents cabinets du Sénat, qui ont été payés par tranches en novembre et décembre 2023, puis en février 2024, les assistants attendent depuis près de 8 mois.

Une enquête menée par les assistants révèle un écart significatif entre le montant perçu (1 000 USD) et celui inscrit sur leur fiche de paie officielle (4 566 900 FC). Cette dernière détaille les indemnités (2 180 000 FC), les indemnités de logement (1 850 000 FC) et les indemnités de transport (536 900 FC).

Face à cette disparité, les assistants parlementaires réclament une enquête de l’Inspection Générale des Finances au niveau du Sénat. Ils exigent également une clarification sur l’écart entre les montants perçus et inscrits sur les fiches de paie, ainsi qu’une réparation en fonction du montant réel de 4 566 900 FC.

La note explicative, signée par Serge KABANGU TSHIAMALA, coordonnateur des assistants parlementaires du Sénat, appelle à l’attention de l’Inspecteur Général des Finances – Chef de Service et ceci après que ce dernier soit autant saisit par le ministre d’État à la justice pour des faits de détournement dans cette institution hautement prestigieuse.

Affaire à suivre.

Thierry Bwongo

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