Kinshasa, 15 juillet 2024 – Le leader politique et opérateur économique congolais, Jonas Kasimba, est porté disparu depuis son arrestation le 11 mai 2024 à Kinshasa, pour des motifs encore inconnus du grand public. Deux mois se sont écoulés sans aucune nouvelle de lui, plongeant sa famille, ses proches et la communauté Nande du Nord-Kivu dans une profonde inquiétude.
Face à cette situation alarmante, ils appellent le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, à intervenir personnellement dans cette affaire qui devient de plus en plus préoccupante dans un État de droit.
Selon son entourage, personne, pas même son épouse Sylvie Kambali Kawana Kasimba, n’a accès à des informations sur son état de santé. Désespérée, elle réclame justice pour son mari.
Les questions fusent sur les accusations portées contre Jonas Kasimba par les services de sécurité congolais, accusations qui restent mystérieusement non divulguées au public, alimentant ainsi toutes sortes de spéculations.
Les habitants de Goma et de Beni demandent avec insistance que son dossier soit clarifié. Ils soutiennent que Jonas Kasimba a droit à un procès équitable et à l’assistance de ses avocats, plutôt que d’être maintenu dans un lieu de détention secret.
« Que le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, natif du Nord-Kivu, ainsi que le Ministre d’État en charge de la Justice s’impliquent également dans le sort de Jonas Kasimba. Nous voulons savoir où il est détenu, connaître son état de santé et obtenir la tenue d’un procès. Il est un père pour de nombreuses familles. Qu’on nous dise au moins ce qu’il a fait, » déclare Zachée Mathina, un de ses proches.
Pour rappel, Jonas Kasimba est une figure politique influente qui a activement soutenu la réélection du Chef de l’État à Beni et dans son territoire d’origine. Il était également candidat aux élections législatives de 2023 sous la bannière de l’Union Sacrée de la Nation.
En tant qu’opérateur économique de renom et PDG de plusieurs entreprises en RDC, son arrestation perturbe gravement le fonctionnement de ses sociétés, avec des répercussions directes sur l’emploi des jeunes Congolais, à un moment où le Président Tshisekedi met l’accent sur la réduction du chômage par le secteur privé.
DMK









