Dans une correspondance officielle, le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa, a vivement contesté la révocation du Directeur Général de Congo Airways par le conseil d’administration. Selon lui, cette décision est « nulle et de nul effet » et elle est entachée d’« illégalité ».

La controverse tourne autour du fait que le conseil d’administration a confié la direction générale de la compagnie à son président, mettant ainsi fin aux fonctions du Directeur Général. Cependant, Jean-Lucien Bussa insiste sur le caractère déguisé de cette révocation. Il affirme que l’objectif réel est d’évincer le Directeur Général de son mandat social, plutôt que de répondre aux attentes du peuple concernant une flotte aérienne digne de ce nom.

Comme nous l’avons relevé dans un article précédent, cette révocation était entachée de plusieurs tares juridiques dans sa procédure. Les dispositions légales stipulent que la révocation d’un mandataire public doit être décidée par le Président de la République sur proposition du Gouvernement en Conseil des ministres. Le processus implique donc le ministre du portefeuille en amont.

Cette situation soulève des questions juridiques importantes, notamment sur la révocation déguisée des dirigeants d’entreprises. Le cas de Congo Airways n’en est qu’un parmi tant d’autres, où les Présidents des Conseils d’administration mènent des initiatives qui relèvent de la compétence des gestionnaires directs, tels que les Directeurs généraux desdites entreprises. Un désordre auquel doit faire face le ministre Bussa Jean-Lucien.

Par Thierry Bwongo

Tendances

En savoir plus sur Tropik Infos

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture