Daniel Mbau, cadre du Mouvement de Libération du Congo (MLC), pointe du doigt l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), partenaire au sein de l’Union Sacrée de la Nation (USN), pour la défaite de leur candidate Françoise Bemba. Celle-ci a été éliminée dès le premier tour de l’élection du rapporteur du Sénat, n’obtenant que 27 voix sur 96 votants.
Cet ancien député national regrette l’humiliation infligée par le parti présidentiel au MLC, malgré la loyauté et la sincérité du parti de Jean-Pierre Bemba envers le Chef de l’État. Il estime que « l’UDPS n’a ni égard pour l’alliance, ni pour l’amitié, encore moins pour la fraternité », qualifiant l’échec de Françoise Bemba de « vaste complot ourdi au Sénat, doublé de tâtonnements itératifs ».
« Le MLC et l’Ensemble de Moïse Katumbi ont été, au nom du patriotisme, les deux architectes principaux de l’USN. Depuis lors, malgré les humiliations répétées, le MLC a fait preuve de constance, de loyauté, de sincérité et, pour certains observateurs, d’humilité béate. En retour, il ne reçoit que des coups et des humiliations, plus encore que sous le régime Kabila, alors qu’il est partenaire du pouvoir et membre du présidium de l’USN », a-t-il déploré mardi 13 août sur X.
Face à ces humiliations, Daniel Mbau invite son parti, le Mouvement de Libération du Congo, à tirer les conséquences de sa participation au sein de la plateforme de l’USN, qui soutient la vision du Président de la République.
Le MLC, membre du présidium de l’Union Sacrée, est donc absent de l’actuel bureau définitif du Sénat. Le poste pour lequel sa candidate a concouru a été remporté par Néfertiti Ngudianza au second tour. La sœur biologique de Jean-Pierre Bemba, Françoise Bemba, qui avait remplacé à la dernière minute Jean Bamanisa au poste de rapporteur du Sénat, a été éliminée au premier tour après avoir obtenu 27 voix sur 96 votants.
Par Marien Nlemvo









