En début de semaine, une situation tendue a éclaté au ministère de la Fonction publique en République démocratique du Congo. Les agents et cadres de cette administration réclament la démission du vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau, qu’ils accusent de détournement de leurs primes, non versées depuis plusieurs mois.
Les manifestations ont débuté devant l’immeuble du gouvernement, avant de se déplacer au ministère de la Fonction publique, où des pneus ont été brûlés en signe de protestation.
Du côté du cabinet Lihau, ces élucubrations, qui trahissent une manipulation politique, ne déconcertent pas. Le VPM peut se défendre avec son bilan, marqué par les réformes significatives entreprises pour moderniser l’administration publique. Jean-Pierre Lihau, vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, a en effet initié plusieurs mesures pour améliorer le fonctionnement de l’administration :
Mise à la retraite honorable: Les fonctionnaires peuvent désormais prendre leur retraite tout en continuant à être rémunérés, leur permettant de se consacrer à d’autres activités après des années de service loyal à l’État.
Maîtrise des effectifs: Lihau a lancé une identification biométrique des fonctionnaires, réduisant le nombre de postes cumulés et passant de 1,5 million à 700 000 fonctionnaires.
Augmentation des salaires et des primes: Les salaires ont été augmentés de manière significative, avec des hausses allant de 300 à 1000 %.
Interdiction des nouvelles unités non programmées: Les nouvelles embauches sont désormais alignées sur les besoins réels de l’administration.
Opérationnalisation de la prime des risques professionnels: Cette mesure vise à protéger les fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions.
Ces réformes visent à moderniser l’administration publique congolaise et à améliorer la qualité des services offerts. Elles représentent un tournant historique pour le pays, avec des impacts positifs sur l’efficacité et la transparence du secteur.
Didier Mbongomingi









