Une réunion cruciale s’est tenue dans la grande salle du Conseil des ministres de l’hôtel du gouvernement, présidée par le Vice-Premier Ministre et Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba. Étaient également présents les ministres des Infrastructures, Alexis Gisaro, et du Portefeuille, Jean-Lucien Busa, ainsi que des représentants des ministres des Finances, du Plan et de la Justice.

L’objet de cette réunion était le développement et la relance du chemin de fer du Corridor de Lobito, en collaboration avec une délégation du Partenariat pour l’infrastructure et l’investissement (PGI) du gouvernement américain. La délégation américaine, accompagnée de l’ambassadrice des États-Unis à Kinshasa, Lucy Tamlyn, a souligné l’importance stratégique de ce projet pour la République démocratique du Congo (RDC).

La Coordinatrice spéciale par intérim du PGI a exprimé, au nom du gouvernement américain et du Président Joe Biden, l’engagement des États-Unis à travailler en faveur du développement du Corridor de Lobito. Elle a invité le gouvernement congolais à soumettre des projets phares pour lesquels le PGI pourrait mobiliser des ressources financières.

Roger Te-Biasu, Coordonnateur de la Cellule d’appui et de suivi des programmes et des activités des corridors des transports, a précisé que le gouvernement congolais doit proposer des projets concrets pour permettre aux États-Unis de mobiliser les financements nécessaires. « Les Américains sont venus proposer un partenariat au gouvernement congolais dans le cadre du développement du Corridor de Lobito. Ils ont demandé au gouvernement de proposer un à quatre projets phares sur lesquels ils peuvent travailler ensemble pour mobiliser le financement et réaliser ces projets, » a-t-il déclaré.

Le Corridor de Lobito, héritage de la colonisation belge, portugaise et anglaise, est un chemin de fer reliant la Zambie, l’Angola et la RDC. En Zambie et en Angola, les États-Unis ont déjà réalisé des avancées significatives pour relancer ce corridor. En RDC, le projet phare reste le chemin de fer de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC), reliant Kolwezi à Dilolo sur 427 kilomètres, à la frontière avec l’Angola. Ce tronçon nécessite des investissements dans le rail et les locomotives pour devenir opérationnel et se connecter au réseau angolais.

Le gouvernement congolais doit maintenant décider de la forme de ce partenariat : partenariat public-privé, concession ou prise de participation. La relance du Corridor de Lobito est cruciale pour la RDC, un pays semi-enclavé, afin de multiplier les voies de sortie pour l’exportation de ses minerais.

Par Michel Luzolo

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