La rentrée scolaire est officiellement prévue pour ce lundi 2 septembre sur toute l’étendue de la RDC. Cependant, de nombreux parents ne sont pas prêts à renvoyer leurs enfants à l’école, faute de moyens financiers. Parmi ces parents en difficulté figurent les assistants parlementaires des députés nationaux, impayés depuis plus de huit mois.
Depuis l’installation du Bureau Kamerhe, ces assistants parlementaires n’ont pas reçu de salaire. En vertu de l’article 115 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ils devraient être pris en charge par cette institution après la sortie du Bureau définitif. Pourtant, alors que le personnel administratif et les cabinets de la chambre basse ont récemment perçu une prime pour la rentrée scolaire, les assistants parlementaires n’ont rien reçu.
Pour faire face à leurs obligations, certains assistants parlementaires sont contraints de trouver d’autres emplois. La situation est encore plus difficile pour ceux qui viennent des provinces pour travailler à Kinshasa. « Ceux qui viennent des provinces ne maîtrisent pas l’atmosphère à Kinshasa. Si déjà ceux qui vivent habituellement ici peinent à trouver de l’emploi, quid des personnes qui sont venues récemment en janvier », explique un assistant parlementaire.


Les députés tentent de soutenir leurs assistants, mais leurs propres avantages ont été réduits dans le cadre de la réduction du train de vie de l’État. La prise en charge des assistants parlementaires traîne, une situation inhabituelle selon les élus. Le Bureau de l’Assemblée nationale avait lancé il y a plus d’un mois l’identification de ces personnels politiques, mais cette procédure n’a toujours pas abouti.
La rentrée parlementaire prévue pour le 15 septembre risque de débuter dans un climat délétère en raison de la gestion financière de cette chambre. Les assistants parlementaires comptent se mobiliser pour obtenir un meilleur traitement, bien que la rentrée des classes de leurs enfants se fasse dans les pires conditions.
Par Botamba Sésé Séko









