Budjala, RDC– Le Dr Jean-Jacques Mbungani, élu de Budjala, est arrivé dans son fief aux alentours de midi après un périple de plus de quatre heures depuis Gemena, marqué par des routes extrêmement difficiles. Rare élu à avoir mené à terme sur terrain ses premières vacances parlementaires de la quatrième législature, le Dr Mbungani a tenu à présenter ses civilités aux autorités territoriales dès son arrivée.
Sur place, le constat est amer. L’Administrateur du territoire lui peint un tableau sombre: « Les routes sont dans un état déplorable, rendant les déplacements difficiles. Les conflits coutumiers et fonciers sont omniprésents, exacerbés par l’absence de cartographie adéquate du territoire.» Le territoire de Budjala compte 70 groupements, mais les conflits coutumiers persistent, souvent ravivés à chaque changement de gouvernement provincial. L’autorité provinciale ne tient pas compte des rapports locaux, et le trafic d’influence vis-à-vis des nouvelles autorités est courant.
La justice populaire, alimentée par des croyances mystiques, défie l’autorité de l’État. Le manque de matériel pour le bureau du territoire est criant. L’honorable Mbungani se sent investi de la mission de plaider pour l’exécution du PDL 145T et d’interpeller le ministre du Plan à ce sujet. Il a également dénoncé les détournements de matériels de la CENI.
Jean-Jacques Mbungani a annoncé l’éclairage public de Budjala par Anser très bientôt, après un plaidoyer mené auprès de cette institution chargée de l’électricité en milieu rural. Il a également plaidé pour l’amélioration de l’axe routier, soulignant que la route est prioritaire pour combattre les érosions.
Dans le cadre de ses prérogatives de parlementaire, le député Mbungani a rencontré les responsables de l’administration de la justice. Les conditions de vie des magistrats sont difficiles : pas de locaux, pas de matériel, pas de frais de fonctionnement, et pas de terrain pour ériger le parquet. Le bureau du territoire est trop petit, et une importante quantité de dossiers s’accumule. Malgré ces conditions, les jeunes magistrats, affectés depuis le 14 février 2024, travaillent pour la République.
Cette première journée à Budjala a permis au député de mieux comprendre les conflits meurtriers récents qui ont endeuillé deux groupements, Mosange et Likau Mayi. Il relève que ces conflits coutumiers s’enlisent dans un contexte où l’autorité de l’État est mise à mal. Le député Mbungani a promis de faire tout ce qui est en son pouvoir pour que l’État mette un terme à ces conflits et que la paix et la quiétude retrouvent leur place dans cette contrée.
Jean-Jacques Mbungani continue son périple dans son territoire de Budjala, avec plusieurs activités prévues dans les jours à venir.
Par Thierry Bwongo









