Kinshasa, 16 septembre 2024 – L’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo a inauguré ce lundi sa session ordinaire et budgétaire de septembre 2024, marquée par la présence de nombreuses personnalités nationales et internationales. Parmi les invités d’honneur, le Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, accompagné d’une délégation de députés ivoiriens composé notamment de la présidente du Caucus des femmes et d’un membre de la Commission recherche, science, technologie et environnement, ainsi que l’Ambassadeur et directrice des affaires extérieures de Côte-d’Ivoire, ont été chaleureusement accueilli.

Vital Kamerhe a prononcé un discour de circonstance devant une assemblée réunissant les trois pouvoirs de l’État : judiciaire, exécutif et législatif. Étaient également présents les présidents des institutions d’appui à la démocratie, des ambassadeurs, des représentants d’organisations internationales, des officiers de police et des FARDC, des leaders religieux, ainsi que des membres du Bureau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.

La cérémonie a débuté par un rappel des traditions liées à la rentrée parlementaire, suivi d’un hommage au président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Adama Bictogo, soulignant le renforcement des relations entre la RDC et la Côte d’Ivoire. Un salut a également été adressé aux pays membres de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, qui ont voté une motion contre l’agression rwandaise en RDC.

L’Assemblée nationale a observé une minute de silence en mémoire de l’une de ses membres, élue de Makanza, décédée durant les vacances parlementaires, l’honorabke Jelina Linyonga Za Nyalembe décédée le 7 août 2024 à Johannesburg, d’une courte maladie, ainsi que pour les victimes des tragédies à l’Est du pays. Les vacances parlementaires ont été marquées par des événements tragiques, rappelant chaque jour qu’une partie du territoire national reste sous occupation, avec une crise humanitaire ignorée par la communauté internationale.

Le discours a également abordé les défis sécuritaires et économiques, soulignant la nécessité de rétablir la paix et de soutenir le gouvernement dans ses efforts militaires et diplomatiques, notamment avec les résolutions de Luanda. La finalisation de la loi sur la réserve nationale et l’intégration de celle-ci dans l’armée ont été évoquées, ainsi que la coopération régionale pour éviter la guerre.

L’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, la promotion de l’industrialisation et du secteur agricole, ainsi que la gouvernance et la gestion des finances publiques ont été mises en avant. La rationalisation des ressources de l’État et l’intensification du contrôle parlementaire ont été soulignées, avec une séances de travail prévues avec la Cour des comptes et l’Inspection générale des finances.

La Première ministre a déposé le budget 2024, félicitée pour son travail. Ce budget, axé sur la réforme, la relance et la transformation, ne pourra être réalisé qu’en travaillant ensemble, sans opposition ni majorité dans le débat budgétaire. La session budgétaire doit refléter les besoins réels de la population et être marquée par la responsabilité et l’innovation.

Les questions parlementaires dans le cadre du contrôle parlementaire sont nombreuses. Une des missions du Parlement, sans acharnement, permettrait d’éviter que les parlementaires ne se substituent au gouvernement. La désignation des délégués dans les institutions parlementaires internationales, dans le cadre de la diplomatie parlementaire active souhaitée par le Président de l’Assemblée nationale, doit être qualitative et effectuée par les groupes parlementaires.

Les parlementaires ont le devoir de produire des rapports sur leurs activités durant les vacances parlementaires dans un délai de 15 jours après l’ouverture de la session. La responsabilité est que les choix budgétaires reflètent réellement les besoins de la population.

La session se poursuivra avec l’installation des commissions permanentes et des groupes parlementaires, avec une date limite fixée au jeudi 19 septembre pour le dépôt des documents relatifs à leur constitution. Les missions des parlementaires et les propositions de lois seront également au cœur des débats, avec un contrôle parlementaire renforcé pour assurer une gestion efficace des affaires publiques.

Par Thierry Bwongo

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