Le président Félix Tshisekedi, arrivé à New York dimanche dernier, fait face à un défi de taille pour obtenir le soutien de la communauté internationale concernant la candidature de la République démocratique du Congo (RDC) à un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Alors qu’il doit s’exprimer devant l’Assemblée générale le mercredi 25 septembre, une campagne menée par la Fondation Bill Clinton remet en question la légitimité de cette candidature.

Emmanuel Adu Cole, président de la Fondation Bill Clinton pour la Paix, accuse le régime de Kinshasa de restreindre l’espace politique en emprisonnant des opposants et des figures de la société civile, citant des noms comme Jean-Marc Kabund et Seth Kikuni. Il déclare : « La présence de la RDC au Conseil de sécurité des Nations unies serait une erreur monumentale qui discréditerait cette institution. » Selon lui, permettre à un État qui bafoue les droits de ses citoyens de siéger à ce Conseil enverrait un signal extrêmement négatif.

Alors que certains États plaident pour une réforme du Conseil de sécurité favorisant l’Afrique, la situation en RDC suscite de vives inquiétudes. Le même jour que le discours de Tshisekedi, des opposants manifesteront à Kinshasa pour exiger la libération de prisonniers politiques. La Fondation Bill Clinton dénonce également des pratiques comme les détentions arbitraires et les exécutions sommaires, ajoutant à la pression sur le président congolais.

Dans ce contexte, le discours de Félix Tshisekedi risque d’être éclipsé par la réalité sur le terrain. Omer Nsongo, analyste politique, souligne que la visite initiale d’un responsable de haut rang de l’ONU à Kinshasa, suivie d’un déplacement dans l’Est, indique souvent un message ferme à l’égard des autorités. Ainsi, les chances de la RDC d’obtenir un siège au Conseil de sécurité semblent de plus en plus compromises.

Par Dieumerci MATU

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