Goma, Nord-Kivu, RDC– Des détonations d’armes lourdes et légères ont résonné dès 1h du matin ce jeudi 26 septembre 2024, dans les environs de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Ces bruits alarmants provenaient d’un affrontement près du camp des déplacés de Lushagala, situé dans le territoire de Nyiragongo.

À l’heure actuelle, les protagonistes de ces combats n’ont pas encore été formellement identifiés par les autorités congolaises ou les représentants de la société civile locale. Selon des sources préliminaires, cet accrochage opposerait les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à des combattants Wazalendo, une coalition armée qui soutient l’armée congolaise dans sa lutte contre le M23. Cependant, d’autres informations non vérifiées laissent entendre qu’une tentative d’incursion des rebelles du M23 pourrait être en cours, une hypothèse qui reste à confirmer.

Un témoin indépendant sur place a rapporté que les combats impliqueraient plutôt les Wazalendo et les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), qui sont actifs dans la région. « Selon les informations que j’ai pu obtenir, ce sont les Wazalendo qui s’en prennent aux FDLR. Mais nous continuons à suivre la situation pour en savoir davantage », a déclaré ce témoin sous couvert d’anonymat.

Cette escalade de violence a provoqué un climat de panique parmi la population locale, l’incertitude entourant les faits alimentant l’inquiétude. En tant que zone d’opérations militaires, cette partie du Nord-Kivu demeure plongée dans une instabilité chronique. Le M23, présent dans les environs, représente une menace constante, tandis que les exactions commises par certains éléments incontrôlés des Wazalendo aggravent la souffrance des civils.

Les FDLR, un groupe armé d’origine rwandaise établi en RDC après le génocide de 1994, sont régulièrement cités par le gouvernement rwandais pour justifier ses tentatives de déstabilisation du Nord-Kivu. Alors que le processus de paix de Luanda se poursuit, les autorités rwandaises conditionnent leur engagement au retrait de leurs forces à l’élimination des FDLR, qu’elles considèrent, à tort ou à raison, comme une menace pour la sécurité du Rwanda.

Par Dieumerci MATU

Tendances

En savoir plus sur Tropik Infos

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture