La sous-division de l’éducation nationale de Njiapanda n’a toujours pas connu la rentrée scolaire, alors que nous sommes déjà à la dernière semaine de septembre. Depuis le début de l’année scolaire 2024-2025 en RDC, aucune école ne fonctionne dans le chef-lieu du secteur des Bapere à Mangurejipa et ses environs, en raison des grèves des enseignants et de la situation sécuritaire préoccupante.
Sur place, bien que les autorités scolaires soient présentes, aucun élève ni enseignant n’était visible. Pourtant, certaines écoles bénéficient du programme local de développement des 145 territoires. Monsieur Baraka Mibanga Antipas, directeur de l’école primaire Kitumbiro, a déclaré : « La situation sécuritaire du milieu a impacté négativement les activités scolaires, à tel point que personne n’est venue aux cours. De plus, certaines indiscrétions laissent entendre que les élèves se seraient déplacés vers d’autres contrées. »

Il a également ajouté : « L’activisme des rebelles ougandais des ADF est devenu un fléau qui ronge notre milieu, si bien que nous nous retrouvons seuls à l’école, pourtant bien construite, sans élèves ni enseignants. Par ailleurs, le problème du non-paiement des salaires pour certains enseignants doit être résolu par notre hiérarchie. »
Rappelons que les activités scolaires ont repris en RDC depuis le 2 septembre 2024, mais dans cette région, l’exploitation de l’or représente également un danger qui bloque les activités scolaires. La crise éducative à Njiapanda est donc exacerbée par des facteurs multiples, allant de l’insécurité à des problèmes économiques.
Les autorités locales et nationales sont appelées à intervenir de toute urgence pour résoudre cette situation critique, afin de permettre aux enfants de Njiapanda de retrouver le chemin de l’école et de garantir leur droit à l’éducation.
Par Dieumerci MATU









