Kinshasa, 28 septembre 2024 – L’École de Hautes Études Politiques et Juridiques (EHEPJ) a organisé, ce vendredi 27 septembre, une conférence-atelier dans la salle Henry/Saint Pierre Claver à Gombe, en marge de la Journée internationale de la démocratie célébrée chaque année le 15 septembre. Le thème de cette journée de réflexion était : « La démocratie post-bipolarité en Afrique : nouvelles perspectives démocratiques ou développement du continent ».

Dieudonné Nkishi, Directeur Exécutif de l’EHEPJ et l’un des panélistes, a abordé les concepts et la pratique de la démocratie en République Démocratique du Congo (RDC). Il a souligné que la démocratie, en tant que facteur de développement, repose sur plusieurs piliers essentiels tels que la séparation des pouvoirs, la bonne gouvernance, la liberté et les élections.

« La démocratie a été introduite en RDC pour éradiquer la dictature. Cependant, elle ne devient une réalité que lorsqu’elle est vécue par le peuple. La démocratie que nous évoquons aujourd’hui, et que nous refusons de célébrer, est une idée érigée en système dans l’espoir d’obtenir un gouvernement idéal », a observé Dieudonné Nkishi.

Pour le directeur exécutif de l’EHEPJ, la RDC a échoué dans sa quête de démocratie en raison d’un manque de réflexion sur son entretien, nécessitant ainsi des réformes. « Les idées jouent un rôle déterminant dans un pays. Lorsqu’un pays comme le nôtre abandonne le monde des idées, de la réflexion, du savoir et de la connaissance, il met fin à la démocratie que nous avons adoptée. Elles sont figées car nous avons oublié de les entretenir par le savoir. Les idées détiennent le bâton de commandement dans les faits », a-t-il poursuivi.

Nkishi a également évoqué les conséquences de cette stagnation démocratique, telles que les soulèvements populaires, les renversements de pouvoir et la mauvaise gouvernance.

Cet atelier a également accueilli deux autres panélistes : Josiane Kalenga de la Dynafec et Paul Nsapu de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Ensemble, ils ont discuté des défis et des opportunités pour une démocratie contextuelle en RDC, soulignant l’importance d’adapter les modèles démocratiques aux réalités locales pour favoriser un développement durable et inclusif.

Par Didier Mbongomingi

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