Le 3 octobre 2024, un tragique naufrage a eu lieu à Goma, dans la province du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo (RDC). Cet incident a coûté la vie à au moins 50 personnes, selon les témoins. Le bateau, surchargé de passagers, a sombré à environ 700 mètres du rivage, révélant une fois de plus les graves lacunes du système de transport maritime en RDC.
Moïse Katumbi, figure politique de l’opposition, a exprimé sa profonde tristesse et ses condoléances aux familles endeuillées via ses réseaux sociaux. Dans son message, il a dénoncé l’incapacité de l’État à assurer la sécurité des citoyens dans le secteur des transports. Katumbi a souligné plusieurs problèmes structurels, tels que la vétusté des navires, l’absence de listes de passagers, le manque de gilets de sauvetage et la surcharge des embarcations.
« Cette tragédie souligne une fois de plus la défaillance de l’État à assurer la sécurité des citoyens dans le secteur des transports, » a déclaré Katumbi. « Les passagers sont contraints de compter sur la chance plutôt que sur des mesures concrètes de protection. »
Le naufrage a également mis en lumière l’absence de services publics de sauvetage. Les naufragés ont dû compter sur le courage des riverains pour tenter de les sauver, car aucune assistance publique n’a été déployée. Katumbi a qualifié cette situation d’« indifférence répétée face à de telles tragédies, alimentée par une impunité inacceptable. »
Katumbi appelle à une réforme urgente du secteur des transports en RDC. Il considère que la sécurité des passagers doit être une priorité absolue et un droit fondamental. Il exhorte les autorités à prendre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des embarcations et garantir que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Ce naufrage tragique relance le débat sur les responsabilités de l’État et l’urgence d’une meilleure régulation du secteur des transports en RDC, où les accidents maritimes se multiplient, souvent avec des bilans humains lourds.
Par Thierry Bwongo









