La République Démocratique du Congo (RDC) a réalisé un tournant diplomatique majeur en étant élue ce mercredi membre du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour la période 2025-2027. Fort d’un soutien international sans précédent, la RDC a recueilli 172 voix sur 190 lors du vote à l’Assemblée générale des Nations Unies.
Aux côtés de la RDC, 16 autres nations ont également été élues, parmi lesquelles le Bénin, la Colombie et l’Éthiopie. Cette élection confère à ces pays un rôle central dans la promotion et la protection des droits de l’homme à l’échelle mondiale.
Basé à Genève, le Conseil des droits de l’homme, composé de 47 États membres renouvelés tous les trois ans, a pour mission de renforcer les droits humains partout dans le monde. Il est chargé d’enquêter sur les violations présumées, de formuler des recommandations et de favoriser un dialogue constructif entre les États.
L’élection de la RDC suscite à la fois des espoirs et des interrogations. D’une part, elle témoigne de la volonté du pays de s’engager en faveur des droits de l’homme. D’autre part, elle soulève des questions sur sa capacité à mettre en œuvre les recommandations du Conseil, notamment face aux défis internes auxquels le pays est confronté.
Les prochains mois seront déterminants pour la RDC, qui devra concilier ses ambitions internationales avec les réalités du terrain. La société civile congolaise attend de son gouvernement qu’il saisisse cette opportunité pour améliorer la situation des droits de l’homme au sein du pays.
Par Ordinholas Mobala









