Depuis la prison Centrale de Makala, Mike Mukebayi Nkoso a adressé une plainte contre le Procureur Général près la Cour de Cassation pour son arrestation et sa détention. L’élu de Lingwala, dans cette lettre, retrace les faits détaillés de son arrestation. Le 21 mai 2023, Hugues-Michel Mukebayi Nkoso , résident de la commune de Lingwala commune ou il a été élu député provinciale pour la ville de Kinshasa, aurait été arrêté de manière violente par des hommes en tenue civile devant son domicile, selon son témoignage. Ces hommes, prétendument sans mandat d’arrêt, l’auraient forcé à monter à bord d’un véhicule 4×4. Mukebayi affirme que durant le trajet, il aurait été cagoulé et soumis à des tortures, à tel point que le chef de l’équipe se serait interrogé sur les raisons de cette violence.
Mukebayi aurait ensuite été transporté vers plusieurs destinations inconnues avant d’être déposé à la maison d’arrêt du casier judiciaire à Gombe vers 21 heures. Le lendemain, malgré l’opposition du chef de la maison d’arrêt, des hommes non identifiés l’auraient emmené de force au parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, sans document officiel.


Mukebayi déclare qu’il a été présenté devant le magistrat instructeur vers 18 heures passées, moment où il aurait été informé des motifs de son arrestation et du procès en flagrance dont il devait faire l’objet. Selon le dossier de la Cour, une lettre signée par le Procureur Général près la Cour de cassation, Monsieur Firmin Mvonde Mambu, ordonnait le transfèrement de Mukebayi pour une audience de flagrance. Mike Mukebayi affirme cependant n’avoir jamais été auditionné ni mis les pieds au parquet près la Cour de cassation, et qu’aucun dossier à charge de sa personne n’avait été ouvert.
Le député de Kinshasa accuse le Procureur Général Firmin Mvonde d’avoir agi en violation des lois de la République, notamment l’ordonnance-loi n° 78-001 du 24 février 1978 relative à la répression des infractions flagrantes et le Code de procédure pénale. Il demande l’ouverture d’un dossier à charge du Procureur Général pour arrestation arbitraire et faux en écriture.
Mike Mukebayi Nkoso dénonce également l’utilisation de personnes non identifiées pour procéder à son arrestation et le fait que le Procureur Général aurait altéré la vérité en signant la lettre de transfèrement sans base légale.
Par Thierry Bwongo









