Le parti présidentiel, UDPS, affirme que l’actuelle Constitution a montré ses limites et nécessite une évolution en phase avec les réalités du peuple congolais. Cependant, beaucoup de Congolais craignent que cette initiative ne soit qu’un stratagème du régime pour ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Tshisekedi ou pour prolonger la durée de son mandat.
Lors d’une déclaration à Kisangani, le président Tshisekedi a exprimé son point de vue : « Notre constitution n’est pas bonne. Elle a été rédigée à l’étranger par des étrangers. Il faut une constitution sur base de nos réalités. » En mai 2024, lors d’un passage en Europe, il avait déjà évoqué la nécessité de réfléchir sérieusement à une « Constitution digne » pour son pays. Il a qualifié l’actuelle Constitution de « obsolète », soulignant qu’elle avait été élaborée dans un contexte de post-conflit et favorisait les belligérants.
Malgré les accusations de l’opposition, qui le soupçonne de vouloir « tripatouiller » la Loi fondamentale pour se maintenir au pouvoir, Félix Tshisekedi semble déterminé à doter la RDC d’un texte constitutionnel répondant aux aspirations des Congolais. Dans cette perspective, il a annoncé l’installation d’une commission nationale, composée de divers experts, pour réfléchir à la Constitution l’année prochaine.
Le président a assuré qu’il n’a jamais été question d’apporter des modifications visant à ajouter des mandats ou des années, affirmant que ces dispositions sont inamovibles.
Par Dieumerci MATU









