Me Moïse Nyarugabo, avocat et ancien membre de la Commission Politique, Administrative et Judiciaire (PAJ) de l’Assemblée nationale, a exprimé son opinion sur la révision ou le changement de la Constitution de la République Démocratique du Congo (RDC) à travers un tweet. Dans son message, il rappelle les débats intenses et les nuits blanches passées à peaufiner chaque mot et chaque phrase de la Constitution sous la direction de feu Mwando Simba.

Nyarugabo souligne que la Constitution actuelle n’est pas issue des accords de Sun City, mais a été conçue par les sénateurs congolais à Kisangani et minutieusement examinée par l’Assemblée nationale. Il critique les annonces contradictoires des autorités concernant la révision de la Constitution, mentionnant que Kabuya a annoncé une révision, tandis que Muyaya a démenti cette information, affirmant que ce n’était pas à l’ordre du jour. Quelques semaines plus tard, le Président a confirmé la révision, laissant Nyarugabo se demander qui est le « dindon de la farce ».

L’avocat met en question l’idée que la Constitution soit responsable des problèmes du pays, tels que les voyages incessants, les détournements de fonds, les défaites militaires et les exécutions de prisonniers. Il rappelle que cette même Constitution a permis l’élection des dirigeants actuels à deux reprises sans plainte. Nyarugabo reconnaît que la Constitution prévoit les modalités de sa propre révision, mais il s’interroge sur le choix du moment, l’opportunité, l’urgence et les matières à réviser, suspectant des intentions cachées derrière cette démarche. Il conclut en affirmant qu’il y a des priorités plus importantes et urgentes à traiter pour le pays, qualifiant cette révision de « diversion ».

Par Thierry Bwongo

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