Le député provincial Mike Mukebayi Nkoso a adressé une lettre au ministre d’État à la Justice, Constant Mutamba, pour dénoncer ce qu’il considère comme une injustice dans le traitement de son affaire par la Cour de cassation. Dans cette lettre, il exprime son indignation face à la non-fixation de la date d’audience de son affaire, enregistrée sous le numéro RPA 220.

Mukebayi Nkoso rappelle qu’il a formé appel à la Cour de cassation le 26 août 2024, après avoir été insatisfait par un jugement avant dire droit rendu par la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe dans l’affaire RP 817, qui l’oppose au Ministère public. Il souligne que deux mois se sont écoulés sans que la date d’audience ne soit fixée, ce qui, selon lui, montre une volonté manifeste de prolonger indéfiniment sa détention à la prison de Makala.

Le député provincial mentionne que sa détention dure depuis plus de 17 mois, alors qu’il est poursuivi pour des infractions dont aucune n’est punissable de plus de 24 mois. Cette situation accrédite, selon lui, la thèse selon laquelle son affaire est un procès politique.

Mukebayi Nkoso rappelle que la Cour constitutionnelle a pris huit mois pour rendre un simple arrêt sur une exception d’inconstitutionnalité qu’il avait soulevée contre l’ordonnance portant répression des infractions flagrantes. De plus, sa demande de mise en liberté provisoire a été refusée par la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, et l’appel formé devant la Cour de cassation a pris deux mois pour voir une décision tomber, sans tenir compte de l’urgence requise en matière pénale.

Le député provincial qualifie cette attitude de « gangstérisme judiciaire » qui ternit l’image de la justice congolaise. Il demande au ministre d’État à la Justice de s’impliquer personnellement pour que l’audience soit fixée, afin de lui permettre de recouvrer sa liberté, qu’il estime avoir été méchamment arrachée depuis plus d’un an.

Par Thierry Bwongo

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