Kinshasa, 9 novembre 2024– Lors des assises des États Généraux de la Justice, le Professeur Tshibangu Kalala a présenté une série de réformes pour moderniser et rendre la justice congolaise plus efficace et équitable. En tant que panéliste, il a insisté sur la nécessité de distinguer clairement la justice de la magistrature et de réformer les structures en conséquence.

Le Professeur Kalala a proposé de supprimer le Conseil supérieur de la magistrature et de le remplacer par un Conseil supérieur de la justice. Il a souligné que « la justice, ce n’est pas la magistrature », mettant en avant l’importance d’une structure plus inclusive et représentative. Pour illustrer son point, il a rappelé que l’État avait organisé les États Généraux de la Justice et non ceux de la Magistrature, et qu’il existe un Conseil supérieur de la défense et non un Conseil supérieur des Militaires.

Selon lui, l’intitulé des institutions doit refléter leur mission véritable. Ainsi, nous avons un Ministre d’État de la Justice et non un Ministre d’État de la Magistrature, de même qu’un palais de justice et non un palais de la Magistrature. Pour renforcer cette distinction, il recommande que la composition du Conseil supérieur de la justice inclue, outre le Président de la République et le Ministre d’État de la Justice, des magistrats du siège, des personnalités indépendantes issues de la société civile, des professeurs, et des journalistes.

Une des réformes majeures proposées par le Professeur Kalala est l’abolition du corporatisme au sein du Conseil supérieur de la magistrature. Il estime que cette mesure est essentielle pour garantir une justice impartiale et éviter les conflits d’intérêts qui nuisent à la crédibilité du système judiciaire.

Ces propositions visent à moderniser la justice congolaise, à renforcer la confiance du public et à garantir une justice équitable et adaptée aux réalités du pays. Les réformes présentées par le Professeur Kalala, si elles sont mises en œuvre, pourraient constituer un pas important vers l’amélioration de l’efficacité et de l’impartialité du système judiciaire en RDC.

Par Thierry Bwongo

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