Les habitants de la commune de Selembao, à Kinshasa, sont dans l’alerte depuis la dernière pluie qui a ravagé le quartier Ngafani. Une tête d’érosion, déjà responsable de la destruction de plusieurs habitations, menace désormais un pylône de la Société nationale d’électricité (SNEL), situé sur la route By Pass, au niveau de l’arrêt Quado. Si rien n’est fait, cette structure pourrait s’effondrer en cas de fortes pluies, entraînant une coupure d’électricité pour une grande partie de la ville.
Les habitants du quartier soulignent que cette situation est aggravée par une mauvaise canalisation des eaux de pluie provenant des quartiers voisins de Mont-Ngafula. Les eaux de ruissellement, non correctement gérées, ont contribué à la progression rapide de cette érosion.
Pour éviter un drame similaire à celui de Matadi Kibala, où des habitations ont été emportées par une érosion en 2019, les autorités compétentes sont appelées à intervenir rapidement. Les habitants de Ngafani insistent sur la nécessité de travaux d’urgence pour stopper la progression de cette érosion et protéger les infrastructures critiques.
Ce n’est pas la première fois que la SNEL fait face à ce genre de problème. En 2019, un pylône haute tension à Dumez, dans la commune de Mont-Ngafula, avait été menacé par des érosions similaires. Malgré les efforts de la SNEL, qui a dépensé plus de 100 millions de CDF pour lutter contre ces érosions, la situation ne fait que s’aggraver.
Les autorités locales doivent prendre des mesures drastiques pour résoudre ce problème persistant et garantir la sécurité des habitants et la continuité de l’approvisionnement en électricité. La situation actuelle est un rappel urgent de l’importance de la gestion durable des ressources naturelles et de l’infrastructure urbaine.
Par Thierry Bwongo









