Kinshasa, République Démocratique du Congo – 20 Novembre 2024
Les États généraux de la Justice, récemment tenus, laissent place à des opinions divergentes parmi les acteurs clés du secteur judiciaire. Edmond Issofa, président du Syndicat National des Magistrats du Congo (Synamac), n’a pas mâché ses mots lors de son discours de clôture.
« Nous n’avons pas atterri, » a-t-il déclaré. « Nous nous sommes crashés. » Selon lui, certains points inclus dans le rapport final n’ont jamais été débattus en plénière. « Prenons, par exemple, la composition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Les choses telles qu’elles ont été dites par le rapporteur ne correspondent pas à la réalité, » a-t-il insisté.
Issofa a également annoncé que les syndicats allaient se réunir pour examiner le rapport en profondeur et discuter des prochaines étapes à suivre. « Nous, syndicats, allons nous retrouver pour examiner ce rapport en profondeur, » a-t-il affirmé.
Pendant ce temps, les Agents de police judiciaire (APJ) ont manifesté leur soutien aux résolutions issues de ces États généraux. Réunis ce mardi au Palais du peuple, ils ont exprimé leur désir de voir la création d’un Conseil supérieur de la Justice et la suppression du Conseil supérieur de la magistrature. « Nous soutenons fermement les résolutions des États généraux, » ont-ils déclaré en chœur.
Ces divergences illustrent la complexité et les enjeux entourant la réforme du système judiciaire en République Démocratique du Congo. Tandis que certains prônent des changements radicaux, d’autres soulignent la nécessité d’un examen approfondi des propositions avant toute mise en œuvre.
Par Thierry Bwongo









