Kinshasa, République Démocratique du Congo – 20 Novembre 2024
L’opposition politique en République Démocratique du Congo a fait ce Mercredi après-midi une déclaration commune pour dénoncer toute tentative de changement de la Constitution par le président Félix Tshisekedi. Les leaders de l’opposition, incluant Joseph Kabila(représenté), Moïse Katumbi, Martin Fayulu, Matata Ponyo, Delly Sesanga, Denis Mukwege et d’autres, ont mis en garde contre ce qu’ils considèrent comme une initiative injustifiée, inopportune, illégale et anticonstitutionnelle visant à permettre à Tshisekedi de briguer un troisième mandat.
Pour la première fois, toute l’opposition fait bloc et s’assume devant l’histoire. Ils étaient tous alignés pour la cause, désignant publiquement ce qu’ils qualifient de « menace grave de haute trahison » de la part de Tshisekedi dans son plan visant le changement de la Constitution.

Les opposants projettent de commun accord des manifestations citoyennes monstres à travers tout le pays et dans la diaspora dans les jours à venir pour défendre la Constitution et barrer la route à Félix Tshisekedi. Pour ces leaders politiques de l’opposition, l’heure est grave.
Ils ont rappelé qu’aucune disposition de la Constitution n’empêche Tshisekedi d’améliorer les conditions sociales du peuple congolais, notamment en garantissant une rémunération décente des militaires, policiers, enseignants, médecins et autres fonctionnaires de l’État; en donnant à la population l’accès à l’eau potable, à l’électricité et à des soins de santé de qualité; en stabilisant le taux de change; en construisant et en réhabilitant les routes; en régulant la circulation routière pour contenir les embouteillages; en récupérant Bunagana et la centaine d’autres localités occupées par le M23; en mettant fin à la guerre à l’Est ainsi qu’à l’insécurité généralisée dans le pays.

« Au lieu de s’attaquer aux véritables problèmes du pays et de promouvoir la cohésion nationale, Félix Tshisekedi cherche à changer la Constitution pour s’éterniser au pouvoir, en violation de l’article 70 qui limite le nombre des mandats présidentiels à deux et de l’article 220 qui impose, entre autres, que le nombre et la durée de mandat du Président de la République ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle.» a déclaré l’opposition par la voix de Devos Kitoko porte parole de circonstance.
Les leaders de l’opposition ont qualifié l’acte de Tshisekedi de constitutif d’un coup d’État et ont averti qu’il expose son auteur à des poursuites judiciaires pour haute trahison.
Par Botamba Sésé Séko









