Kinshasa, 4 décembre 2024 – Le débat sur la révision ou le changement de la constitution de la République démocratique du Congo (RDC) et bien engagé entre les leaders de l’Union sacrée. Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre et ministre des Transports, a récemment clarifié sa position sur cette question brûlante.

Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République (2003-2006) et président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), est l’un des architectes de la constitution de 2006. Son avis sur la révision constitutionnelle était donc très attendu. Bemba a exprimé son soutien à une réflexion sur la révision de certains articles de la constitution.

Lors d’une récente interview sur Top Congo, le leader du Mouvement de Libération du Congo (MLC) a souligné l’importance de la révision constitutionnelle, précisant que cette démarche est autorisée par la constitution actuelle. Il a identifié quatre articles spécifiques qui, selon lui, méritent d’être revisités : l’article 10 sur la nationalité, les articles 13 et 51 sur la discrimination et la protection des minorités, et l’article 198 concernant le mode d’élection des sénateurs et gouverneurs.

Bemba a appelé à un débat ouvert et transparent sur ces révisions, tout en critiquant ceux qui s’opposent à toute modification de la constitution. Il a également mis en garde contre les discours incendiaires de certains politiciens et hommes d’église, qu’il accuse de manipuler la jeunesse et de prêter au chef de l’État des intentions qu’il n’a pas.

Bemba a rappelé que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a annoncé la mise en place d’une commission pour étudier les révisions constitutionnelles. Il a insisté sur le fait que cette commission doit être autorisée à travailler sans entrave pour identifier les articles nécessitant des modifications.

Le débat sur la révision constitutionnelle en RDC est loin d’être clos. Les positions divergentes au sein de l’Union sacrée reflètent les tensions politiques actuelles. Jean-Pierre Bemba, tout en soutenant la révision de certains articles, s’oppose à un changement complet de la constitution, appelant à un débat constructif et à une réflexion approfondie sur les réformes nécessaires.

Par Thierry Bwongo

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