La République Démocratique du Congo (RDC) est actuellement le théâtre de deux opérations majeures visant à éradiquer le banditisme urbain. Cependant, la simultanéité de ces initiatives, « Zéro Kuluna » et « Ndobo », lancées respectivement par le ministre de la Justice, Constant Mutamba, et le Vice-Premier Ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, soulève des questions sur la coordination au sein du gouvernement Suminwa.
Le phénomène des « Kulunas », ces gangs urbains qui sèment la terreur dans les villes congolaises, est un fléau qui gangrène la société depuis des années. Face à l’escalade de la violence, le gouvernement a décidé de prendre des mesures drastiques pour rétablir l’ordre et la sécurité.
Lancée par Constant Mutamba, l’opération « Zéro Kuluna » vise à traquer, juger et punir sévèrement les membres de ces gangs. Selon Mutamba, les criminels condamnés risquent la peine capitale. Cette initiative a été saluée par certains comme une réponse nécessaire à l’insécurité croissante, mais elle a également suscité des inquiétudes quant aux droits de l’homme et à l’application de la peine de mort.
À peine deux jours après le lancement de « Zéro Kuluna », Jacquemain Shabani a annoncé l’opération « Ndobo », également en collaboration avec la Police Nationale Congolaise. Cette opération vise les mêmes objectifs : traquer et maîtriser les Kulunas pour les déférer devant la justice. Shabani a souligné que cette initiative renforcerait les capacités de la police à gérer la criminalité urbaine.
La mise en œuvre simultanée de ces deux opérations révèle un manque flagrant de coordination au sein du gouvernement. Cette situation pourrait non seulement diluer les efforts et les ressources, mais aussi créer une confusion parmi les forces de l’ordre et la population. Il est crucial que le gouvernement Suminwa harmonise ses actions pour maximiser l’efficacité de ses initiatives contre le banditisme urbain.
La lutte contre les Kulunas est une priorité pour la RDC, mais elle nécessite une approche coordonnée et cohérente. Le gouvernement doit travailler de concert pour éviter les redondances et assurer une réponse unifiée à ce problème complexe. La réussite de ces opérations dépendra de la capacité des autorités à collaborer et à communiquer efficacement.
Par Ml Dikoma









