Neuf jours après des combats acharnés et face à la résistance des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), les rebelles du M23 ont présenté trois présumés soldats congolais qu’ils affirment avoir capturés dans le sud du territoire de Lubero. Lors de cette présentation, les M23_RDF ont contraint les soldats à réciter un discours rhétorique, déclarant : « Nous avons reçu l’ordre d’attaquer l’ennemi et nous combattons ensemble avec les FDLR. » Ce discours, couramment utilisé par les rebelles, sert à justifier la poursuite de leurs actions militaires.
Selon la société civile, cette mise en scène n’est qu’une stratégie de victimisation régulièrement employée par les rebelles du M23, soutenus par les Forces de Défense du Rwanda (RDF). Ils estiment que cette « comédie » intervient dans un contexte international tendu, marqué par une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies consacrée à la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Lors de cette session, les participants ont unanimement condamné les violations des droits humains, du droit international humanitaire et du processus de paix de Luanda, perpétrées notamment par le M23 et leurs alliés.
Le Rwanda, accusé d’un soutien actif à cette rébellion, continue d’ignorer ses engagements. Malgré la mise en place, il y a 34 jours, d’un mécanisme de suivi du cessez-le-feu, Kigali n’a toujours pas envoyé ses délégués, a déclaré Thérèse Kayikwamba Wagner, Ministre Congolaise des Affaires étrangères, mettant en lumière son manque de volonté de respecter le processus de Luanda. Selon les experts de l’ONU, plus de 4 000 soldats rwandais seraient encore présents sur le sol congolais, en violation flagrante de la souveraineté de la RDC.
Des sources bien informées rapportent également que les combats actuels figureraient parmi les plus meurtriers. En neuf jours, le M23_RDF aurait subi des pertes considérables, dépassant celles enregistrées lors des affrontements à Sake et Kilolirwe.
Par la Rédaction









