Kinshasa, le 11 décembre 2024 – Les agents des services centraux du ministère de l’Éducation nationale expriment leur colère face au détournement présumé de l’enveloppe complémentaire de la prime qui leur est destinée depuis près de six mois par le ministère du Budget. Les syndicats de ces agents de l’État dénoncent l’indifférence complice du ministre du Budget et l’opacité de la direction de la paie, qui joue au ping-pong avec leurs revendications.
Ces administratifs de l’éducation nationale demandent l’implication de la ministre d’État Raissa Malu pour résoudre cette situation pécuniaire à la veille des fêtes de fin d’année. Ils rappellent le discours du chef de l’État, qui a insisté sur l’amélioration des conditions de travail des agents de l’État, en particulier ceux en charge de l’enseignement des Congolais.
Les agents, quant à eux, ne décolèrent pas. Après avoir épuisé toutes les voies de recours, ils s’apprêtent à passer à une vitesse supérieure et promettent de passer la nuit à la belle étoile pour entrer en possession de leurs droits. L’enveloppe de 666 millions de francs congolais, engagée chaque mois, n’a jamais été liquidée pour le paiement de ces agents, qui sentent déjà l’odeur d’un détournement de fonds destiné à leur rémunération.
En outre, les agents réclament également que la remise et reprise entre le Secrétaire Général ad interim et le nouveau Directeur des Ressources Humaines se fasse. Un blocage tacite est constaté depuis la nomination par la Première ministre il y a deux mois, ce qui ajoute à la frustration et au sentiment d’abandon parmi les agents.
Les derniers jours de 2024 sont cruciaux, car ils coïncident avec la fin de l’exercice budgétaire. Les agents craignent que cette ligne budgétaire entre dans la dette publique à défaut d’être exécutée. Ils appellent à une action rapide et décisive pour éviter une crise sociale majeure à l’approche des fêtes de fin d’année.
Par la Rédaction









