Bamako, décembre 2024 – Dans un climat de tensions croissantes, Alousséni Sanou, le Ministre malien de l’Économie et des Finances, a refusé de recevoir une délégation du Fonds monétaire international (FMI). Cette décision marque un nouveau chapitre dans les relations tumultueuses entre le Mali et l’institution financière internationale, et illustre la détermination du gouvernement malien à préserver sa souveraineté financière.
Depuis plusieurs mois, le FMI s’efforce de négocier un accord avec le Mali pour un programme d’aide économique. Cependant, Bamako se montre réticent face aux conditions et pressions imposées par le FMI. Le 15 décembre 2024, une délégation du FMI a été dépêchée à Bamako, mais n’a pu rencontrer que des représentants du ministère, sans parvenir à un entretien direct avec le Ministre Alousséni Sanou. Ce premier incident illustre les tensions persistantes entre les deux parties.
Le Mali, un pays membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), est le seul à ne pas disposer d’un programme avec le FMI. Les négociations se sont révélées ardues, notamment en raison des critiques adressées au FMI concernant ses orientations et ses pressions en matière d’aide et de financement.
Le gouvernement malien, sous la direction du Président Assimi Goïta et du Premier Ministre Choguel Kokalla Maïga, reste ferme dans sa volonté de garder le contrôle total sur ses finances et ses choix d’investissement. Le refus de céder en matière de souveraineté financière est un message clair adressé au FMI et à la communauté internationale.
Cette situation met en lumière les défis auxquels le Mali doit faire face pour équilibrer les pressions internationales et la préservation de sa souveraineté économique. Les négociations se poursuivent, mais la question de savoir si un accord sera finalement trouvé demeure ouverte.
Par la Rédaction









