Kinshasa, 31 janvier 2025 – Le Vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale de la République Démocratique du Congo (RDC), Guy Kabombo Muadiamvita, se retrouve au cœur d’un scandale majeur après avoir été selon certains observateurs accusé de plagiat dans son discours de soutien aux Forces Armées de la RDC (FARDC). Ce discours, prononcé dans un contexte de crise sécuritaire intense, a révélé des emprunts non attribués à deux personnalités historiques : Winston Churchill et Dwight D. Eisenhower.
Lors de son allocution, le ministre a utilisé des passages du célèbre discours de Churchill, « Les heures sombres », prononcé le 4 juin 1940 devant la Chambre des communes du Royaume-Uni. Ce discours, qui suivait la bataille de Dunkerque, est l’un des plus emblématiques de la Seconde Guerre mondiale.
En outre, une autre portion du discours du ministre congolais a été identifiée comme étant empruntée à Dwight D. Eisenhower, ancien président des États-Unis. Cette double accusation de plagiat a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et dans les médias.
La cellule de communication du ministre a tenté de rectifier le tir en attribuant la citation de Churchill à un certain « Willian », avant de finalement opter pour un simple « W ». Cette maladresse n’a fait qu’aggraver la situation, renforçant les critiques à l’encontre du ministre et de son équipe.

Ce scandale soulève plusieurs problèmes majeurs. D’abord, le manque d’originalité : le public peut percevoir cela comme un manque de créativité et d’initiative. Ensuite, la perte de crédibilité : copier un discours sans attribution nuit à la crédibilité du ministre. Il y a aussi une déconnexion contextuelle, car le contexte de la Seconde Guerre mondiale est très différent de celui de la RDC actuelle. Enfin, la violation des droits d’auteur : il est crucial de respecter les droits d’auteur et d’attribuer correctement les sources.
Dans le contexte actuel de la RDC, marqué par des combats intenses entre les FARDC et les rebelles du M23, ainsi que par la présence de groupes armés tels que les ADF dans la région de Beni, ce scandale tombe au plus mal. La population congolaise, déjà éprouvée par les conflits et les déplacements massifs, attend des dirigeants qu’ils fassent preuve de leadership et d’intégrité.
Le ministre Guy Kabombo Muadiamvita est désormais appelé à assumer ses responsabilités et à répondre aux attentes de la nation. La crédibilité de son ministère et la confiance du peuple congolais en dépendent.
Ml Dikoma









