La République Démocratique du Congo (RDC) est plongée dans une situation de guerre qui nécessite plus que jamais l’unité et la paix sociale, particulièrement au sein des entreprises d’État. Or, la récente révocation de toute la délégation syndicale de l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE) par son Directeur Général, Monsieur Delphin Lama, met en lumière une gestion critiquable et une dictature sociale sans nom.

Après avoir reçu la correspondance de Madame la Première Ministre Judith Suminwa, demandant au Ministre de l’Environnement de sanctionner Monsieur Lama pour de nombreux abus, ce dernier tente désespérément de dissuader le public par des chantages et du trafic d’influence. Les accusations contre Monsieur Lama et son cabinet sont lourdes : usage de faux certificats, détournement de fonds, mauvaise gestion et dysfonctionnements au sein de l’ACE. Récemment, son Directeur de cabinet, Monsieur Abraham Itshudi, et sa secrétaire, Madame Godé M., ont passé des nuits en garde à vue avant d’obtenir une liberté provisoire pour raisons de santé.

Cette lettre de Madame la Première Ministre arrive à un moment critique, alors que les agents et cadres de l’ACE, ainsi que le Conseil d’Administration, se trouvent désemparés. Ils accumulent plus de dix neuf mois de salaires impayés, et les promoteurs de projets n’ont plus confiance en cette institution publique chargée de l’évaluation environnementale.

La délégation syndicale de l’ACE accuse ouvertement le DG Lama d’être à l’origine des pamphlets diffamatoires contre la ministre d’État, Eve Bazaiba, et la Première Ministre, Judith Suminwa. Au lieu de répondre aux revendications des agents concernant les 19 mois de salaires impayés et le manque de colis de fin d’année 2024, Monsieur Lama a choisi de licencier toute la délégation syndicale. Ces actions sont perçues comme une manœuvre pour détourner l’attention des vrais problèmes de l’ACE.

Il est crucial que la paix sociale règne dans les entreprises d’État en cette période de conflit. Les dirigeants qui n’arrivent pas à entretenir cette paix font le jeu des ennemis de la République et des rebelles du M23. Il est temps pour Monsieur Lama d’assumer son bilan au sein de l’ACE et d’arrêter de diffamer les autorités de haut rang telles que la Première Ministre et la ministre d’État.

Par Thierry Bwongo

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