Kinshasa, 23 avril 2025 – Le siège national du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), situé sur l’avenue Pumbu dans la commune de la Gombe, a été au cœur d’un événement tumultueux ce mercredi. Ce déguerpissement, marqué par des accusations de pillage et de répression politique, suscite une vive controverse dans la capitale congolaise.
Dans un communiqué officiel, le PPRD a dénoncé un « pillage systématique » orchestré par des éléments de la milice dite Forces du Progrès, affiliée au parti au pouvoir, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Selon le parti, ces actes se sont déroulés sous le regard complice des forces de sécurité de l’État. Le PPRD affirme que plusieurs de ses membres ont été agressés, certains grièvement blessés, tandis que d’autres ont été arrêtés et conduits vers des destinations inconnues. Le parti qualifie ces événements de répression politique planifiée, visant à étouffer toute opposition et à instaurer une pensée unique.
Par ailleurs, le déguerpissement intervient dans un contexte où le PPRD est suspendu de toute activité politique sur l’ensemble du territoire national, conformément à un arrêté pris par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. Cette suspension, officialisée le 19 avril 2025, fait suite à la présence de l’autorité morale de ce parti en territoire occupé par les rebelles du AFC/M23 soutenu par le Rwanda. Le déguerpissement du siège du PPRD pourrait ainsi être interprété comme une exécution physique de cette suspension, ajoutant une dimension symbolique à cette décision judiciaire.
En parallèle, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a publié un communiqué confirmant la restitution de la parcelle à sa propriétaire légitime, Madame Serana. Cette propriété, spoliée depuis 23 ans par Madame Gloria Mteyu, sœur de l’ancien président Joseph Kabila, abritait illégalement le siège du PPRD. Le ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement à garantir le respect du droit de propriété, conformément à l’article 34 de la Constitution, et à appliquer strictement les décisions judiciaires.
Ces événements mettent en lumière les tensions politiques persistantes en République Démocratique du Congo.
La situation reste tendue, et les réactions nationales et internationales sont attendues dans les jours à venir.
Par la rédaction









