Kinshasa, 26 avril 2025 – Dans le cadre de la fiabilisation du répertoire général des contribuables, l’Inspection générale des finances (IGF) a mis en lumière une situation préoccupante. 11 717 opérateurs économiques actifs dans le pays sont répertoriés comme « sans adresse connue » ou « sans activité déclarée ». Bien que ces entités opèrent sur le marché, leur non-conformité fiscale représente un enjeu majeur pour l’administration financière congolaise.
Face à cette réalité, le ministère des Finances a fixé un ultimatum. Ces opérateurs doivent régulariser leur situation fiscale avant le 5 mai 2025. À défaut, des mesures strictes seront appliquées afin de lutter contre l’évasion fiscale, qui prive chaque année le pays de précieuses ressources.
Selon un communiqué officiel du ministère des Finances, les entreprises ne respectant pas cette échéance s’exposeront à des sanctions pouvant affecter gravement leur fonctionnement. Des pénalités fiscales seront appliquées pour non-déclaration et non-paiement des impôts, accompagnées d’un gel des avoirs bancaires impactant directement leur capacité à effectuer des transactions. Des poursuites judiciaires pourront également être engagées, avec des conséquences pénales potentielles. En outre, l’annulation des contrats de sous-traitance les exclura des opportunités économiques dans les secteurs concernés.
Le gouvernement justifie ces mesures par la nécessité de renforcer la discipline fiscale et de réduire les pertes financières dues aux pratiques frauduleuses. En effet, l’évasion fiscale coûte chaque année plusieurs milliards de dollars à la République Démocratique du Congo, limitant les fonds disponibles pour des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé et les infrastructures.
Cette opération de mise à jour du répertoire des contribuables marque une étape cruciale dans la modernisation de la gestion fiscale. En identifiant et responsabilisant les opérateurs économiques, l’IGF et la DGI espèrent élargir l’assiette fiscale nationale et garantir une meilleure répartition des ressources publiques.
Au-delà de l’enjeu technique, cette initiative traduit une volonté politique forte de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance. Le ministère des Finances rappelle ainsi à tous les acteurs économiques l’importance de leur contribution au développement du pays, soulignant que le respect des obligations fiscales est une responsabilité collective.
Avec cette campagne, le gouvernement envoie un message clair. La lutte contre l’évasion fiscale est une priorité nationale et tous les opérateurs économiques doivent s’y conformer.
Par Didier Mbongomingi









