À peine nommée, la nouvelle équipe dirigeante de la Régie d’Assainissement de Kinshasa (RASKIN) se retrouve plongée dans une crise sociale majeure. Depuis plusieurs jours, des manifestations secouent l’institution, les agents protestant avec ferveur contre l’arriéré de plusieurs mois de salaires impayés.
Face à cette situation, les travailleurs de la RASKIN ont décidé de faire entendre leur voix. Des scènes de colère ont rythmé les rues, où des pneus brûlés, des chants et des slogans dénonçaient la gestion du comité sortant. Les manifestants, exaspérés par des mois de précarité, exigent des solutions immédiates de la part des nouvelles autorités.

Hugues Luwawa, Eden Lumbu et Fils Mukoko, récemment investis à la tête de la RASKIN, n’ont pas tardé à réagir face à cette contestation. Promettant « un diagnostic clair et des actions urgentes », ils tentent d’apaiser les tensions en affichant leur volonté de trouver une issue rapide. La nouvelle équipe affirme qu’un plan de redressement est en cours et que les revendications des agents seront prises en compte.
Pour éviter que cette crise sociale ne s’aggrave davantage, les responsables de la RASKIN ont annoncé la mise en place imminente d’une cellule de concertation permanente. Celle-ci réunira les bourgmestres, les chefs de quartiers et les leaders communautaires afin de garantir un dialogue fluide entre les agents et la direction.

Sous l’autorité du gouverneur Daniel Bumba, la RASKIN joue un rôle essentiel dans la salubrité de la capitale congolaise. Cette crise sociale représente un défi supplémentaire pour la nouvelle administration, qui doit trouver des solutions rapides pour éviter la paralysie de ses services. Une stabilisation de la situation dans les prochains jours sera déterminante pour restaurer la confiance et assurer le bon fonctionnement de l’institution.
Par Thierry Bwongo









