Lomé, Togo – 14 mai 2025. Réunis dans la capitale togolaise, les ministres et experts africains ont lancé un signal d’alarme : l’architecture financière mondiale asphyxie le continent. Lors du sommet qui s’est tenu du 12 au 14 mai, une conclusion s’est imposée : le modèle actuel de la dette ne fonctionne plus.
Aujourd’hui, 25 des 54 pays africains sont en détresse budgétaire. Le poids de la dette extérieure limite les investissements sociaux et empêche une croissance durable. Le coût des emprunts africains demeure l’un des plus élevés au monde, amplifié par des critères de prêt jugés obsolètes et des agences de notation aux évaluations jugées sévères.

Face à cette crise, la Déclaration de Lomé propose une refonte du système financier international. Les dirigeants africains plaident pour un modèle qui ferait de la dette un levier de développement plutôt qu’un piège de dépendance. Parmi les pistes évoquées :
- Un rééquilibrage des critères des agences de notation pour mieux refléter les réalités économiques africaines.
- Une diversification des financements, avec une plus grande place aux emprunts locaux et aux partenariats régionaux.
- Une restructuration des dettes existantes, via des moratoires et une meilleure gestion des échéances.
Si cette déclaration marque un tournant, la concrétisation de ces réformes dépendra des négociations avec les grandes institutions financières. L’Afrique, riche en ressources et en potentiel, ne veut plus subir un système conçu sans elle.
Par la Rédaction









