Alors que le gouvernement central a décrété le vendredi 16 mai 2025 comme jour férié, chômé et payé en raison de la Journée nationale des Forces Armées, la mesure semble partiellement ignorée dans certaines écoles de la province du Haut-Uele.
À Durba, plusieurs enseignants, issus tant du secteur public que privé, dénoncent la poursuite des cours dans certaines écoles, en violation flagrante de la décision nationale. Sous couvert d’anonymat, ces derniers ont confié leur indignation à la rédaction de Tropikinfo.net.
« Comment peut-on ignorer un jour férié décrété par ordonnance présidentielle ? C’est un manque de respect envers l’autorité de l’État », s’indigne un enseignant d’une école privée.

Les protestataires pointent du doigt un certain laxisme des autorités éducatives et administratives, qui peinent à faire appliquer cette mesure officielle dans toutes les écoles. Cette situation illustre les difficultés récurrentes de coordination entre les décisions nationales et leur mise en œuvre locale.
Toutefois, il est important de rappeler que le congé anticipé au vendredi 16 mai concerne uniquement les établissements et entreprises appliquant la semaine anglaise, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas cours le samedi. Les écoles et entreprises qui fonctionnent le samedi restent pleinement concernées par le férié du 17 mai, conformément à la législation en vigueur. Cette distinction semble être mal comprise dans certaines structures éducatives, ce qui pourrait expliquer les divergences observées à Durba.
La journée du samedi 17 mai 2025, dédiée aux Forces Armées de la RDC (FARDC), est reconnue comme jour férié et payé à l’échelle nationale, conformément à l’ordonnance présidentielle n°23/042 du 30 mars 2023. Toutefois, étant donné que cette date tombe un samedi, jour habituellement non ouvrable dans le secteur public, le gouvernement rapporte le jour férié au vendredi 16 mai 2025 pour l’ensemble des administrations publiques, entreprises et établissements scolaires qui ne travaillent pas le samedi.

Instituée pour rendre hommage aux Forces Armées de la RDC, cette journée du 17 mai revêt également une portée historique majeure. Elle marque l’entrée des troupes de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) à Kinshasa en 1997, mettant fin aux 32 ans de règne du régime de Mobutu Sese Seko. Autrefois célébrée comme la Journée de la Libération, elle s’est transformée en une commémoration dédiée aux forces armées, soulignant leur rôle fondamental dans la défense et la stabilité du pays.
Cette controverse autour de la non-observance du jour férié dans certaines écoles du Haut-Uele témoigne de la nécessité d’une meilleure harmonisation des décisions nationales à l’échelle provinciale, afin de garantir le respect des mesures décrétées par l’État.









