Kinshasa – La classe politique congolaise est en émoi après la divulgation des délibérations confidentielles d’une Commission parlementaire par l’honorable Prince Willy Mishiki. Chargée d’examiner le réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation sollicitant des poursuites contre le ministre d’État, ministre de la Justice, Constant Mutamba, cette Commission spéciale réunissait les députés pour analyser les arguments du ministre et les preuves avancées par le procureur Mvonde Firmin.

Bien que n’étant pas membre de ladite Commission, Mishiki a pris part aux deux jours de réunion, assistant aux auditions et aux débats confidentiels. Cependant, au mépris des règles de confidentialité qui régissent ces délibérations, il a révélé publiquement, à travers les ondes de la radio TopCongo, les conclusions supposées de la Commission avant même qu’elles ne soient soumises à la plénière pour décision.

Selon ses déclarations, une majorité des députés serait favorable à l’autorisation des poursuites contre le ministre Mutamba. Cette sortie médiatique inattendue a pris ses collègues de court, mettant en péril la sérénité des discussions et exposant prématurément ceux qui participaient aux délibérations.

Face à cette atteinte à l’éthique parlementaire, plusieurs députés ont exprimé leur indignation. Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a saisi le Comité des sages pour examiner ce cas de manquement disciplinaire.

La plénière, qui devra statuer sur l’autorisation des poursuites contre le ministre de la Justice, est prévue ce vendredi 30 mai et se tiendra à huis clos, selon certaines sources. L’affaire suscite déjà de vives réactions au sein de la sphère politique congolaise, et les regards sont désormais tournés vers les décisions qui seront prises dans les jours à venir.

Affaire à suivre.

Par Thierry Bwongo

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