L’administration américaine dirigée par Donald Trump a annoncé une nouvelle mise à jour de sa politique migratoire, marquée par une interdiction totale d’entrée sur le sol américain pour les ressortissants de douze pays. Parmi eux figure la République du Congo, une inclusion qui soulève des interrogations.

La liste des pays interdits comprend l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Selon les autorités américaines, cette mesure répond à des préoccupations sécuritaires, notamment des failles administratives et des déficiences dans la gestion des visas. Certains pays sont également pointés du doigt pour leur implication supposée dans des activités terroristes ou leur incapacité à assurer un contrôle efficace de leurs ressortissants.

La présence du Congo-Brazzaville sur cette liste surprend plusieurs analystes, étant donné que le pays ne figure pas parmi ceux liés à des menaces terroristes majeures. L’ambassade des États-Unis à Kinshasa a néanmoins tenu à préciser que la République Démocratique du Congo n’est pas concernée par ces restrictions, afin d’éviter toute confusion.

Cette annonce intervient dans un contexte où les États-Unis ont déjà durci leurs règles d’immigration sous l’administration Trump. Ce type de politique migratoire avait notamment ciblé plusieurs pays africains et musulmans durant son premier mandat. Certains observateurs dénoncent des décisions arbitraires qui pourraient impacter les relations diplomatiques entre Washington et les États concernés.

Toutefois, certaines exceptions sont prévues, notamment pour les personnes dont le voyage est jugé crucial pour l’intérêt national américain. Les sportifs participant à des événements internationaux comme la Coupe du monde 2026 et les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 pourront ainsi obtenir des visas spécifiques.

Cette interdiction suscite de nombreuses réactions, et plusieurs voix s’élèvent pour demander plus de précisions sur les critères ayant conduit à ces nouvelles restrictions. La République du Congo devra désormais composer avec ces mesures et leurs conséquences sur les échanges entre les deux pays.

Par Thierry Bwongo

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