Le vendredi 6 juin 2025, le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a comparu pour la deuxième fois en moins d’une semaine devant le Parquet Général près la Cour de cassation. Cette nouvelle audition s’inscrit dans le cadre de l’enquête sur le détournement présumé des fonds alloués à la construction de la prison centrale de Kisangani, dans la province de la Tshopo.

Arrivé en début d’après-midi sous haute surveillance, le ministre de la Justice a été entendu pendant huit heures par les magistrats instructeurs. Selon des sources judiciaires, l’interrogatoire a porté sur les conditions de passation du marché de gré à gré et l’utilisation des fonds déjà débloqués pour le projet. Au cours de cette longue audition, il a été victime d’un malaise, nécessitant l’intervention d’une équipe médicale dépêchée sur place. Après avoir reçu des soins, il a pu reprendre l’entretien avant de quitter les locaux du parquet en début de soirée sans qu’aucune mesure restrictive ne soit prononcée à son encontre.

D’après le service de communication du Parquet Général, le ministre est attendu lundi 9 juin pour une troisième audition. Cette nouvelle étape pourrait être décisive dans l’évolution du dossier, alors que l’Assemblée nationale avait déjà autorisé l’ouverture d’une instruction judiciaire à son encontre le 29 mai dernier. Cette affaire, qui suscite de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile, met en lumière les défis liés à la gestion des finances publiques et à la lutte contre la corruption en République démocratique du Congo. La suite des investigations déterminera si Constant Mutamba sera officiellement mis en examen ou si l’affaire sera classée sans suite.

Par Thierry Bwongo

Tendances

En savoir plus sur Tropik Infos

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture