Le Commissaire Divisionnaire Adjoint Sébastien Ebua, récemment nommé à la tête de la Police Nationale Congolaise (PNC) dans la province du Haut-Lomami, a marqué sa première prise de parole par un appel ferme à la discipline. Ce lundi, lors d’une parade organisée à l’état-major de Kamina, il a tenu une causerie morale devant toutes les unités de la police, insistant sur l’importance du respect des règles et des engagements professionnels.
Conscient du double rôle de la PNC, à la fois préventif et répressif, le nouveau commandant a tenu à rappeler que l’accomplissement de cette mission repose sur des policiers engagés, disciplinés et prêts à servir la population en toutes circonstances. Il a condamné avec fermeté toute attitude contraire à l’éthique policière, affirmant que les agents de l’ordre doivent être au service des citoyens et non des oppresseurs.
« Nous sommes ici pour protéger la population et leurs biens, dans le strict respect des lois et normes de la République », a-t-il déclaré devant ses troupes. Il a également insisté sur l’importance de l’apparence et de la tenue réglementaire, soulignant que chaque policier a été doté d’un nouvel uniforme et que le respect des codes vestimentaires reflète le sérieux et l’engagement de la force publique.
Dans cette optique, des sanctions sévères seront appliquées aux agents qui ne respecteront pas les consignes établies. Trois infractions ont été particulièrement pointées du doigt : l’ivresse en service, l’errance durant les heures de travail et le non-respect du code vestimentaire. Le Commissaire Divisionnaire Adjoint a également mis en garde contre toute négligence concernant les horaires de service, promettant des mesures strictes à l’encontre des contrevenants.
Si ces directives démontrent une volonté de redresser et de structurer la Police Nationale Congolaise dans le Haut-Lomami, leur mise en œuvre reste le véritable défi. La réussite de cette réforme dépendra de la capacité du commandement à traduire ces engagements en actes concrets pour une sécurisation efficace de la population.
Par Guy Roger Tshitenge









