La vie des familles retournées dans les zones de retour du Nord-Kivu devient de plus en plus précaire en cette période de crise. Nombreux sont ceux qui peinent à subvenir à leurs besoins, faute d’assistance humanitaire.

Beaucoup de déplacés affirment ne pas figurer sur les listes des bénéficiaires des aides, car leur arrivée dans la région s’est faite après les enregistrements réalisés par les ONG opérant sur place.

Face à cette situation, ces familles appellent les organisations humanitaires —qu’elles soient opérationnelles ou non dans la zone— à procéder à une mise à jour de leur base de données et à les identifier afin qu’elles puissent accéder à l’aide dont elles ont urgemment besoin.

Certains déplacés de guerre revenus à Rutshuru décrivent des conditions de vie extrêmement difficiles.

« Nos maisons ont été incendiées, nous n’avons pas accès aux soins médicaux, et beaucoup dorment à même le sol, sur des nattes, sans couvertures. Nos enfants sont contraints de mendier ou de parcourir les champs pour ramasser les restes des récoltes, dans l’espoir de trouver de quoi manger », témoigne l’un des retournés.

D’autres dénoncent des critères d’attribution opaques des aides humanitaires.

« Une ONG assiste toujours les mêmes personnes. Comment devons-nous survivre ? Nous sommes arrivés après l’identification des bénéficiaires, et nous sommes laissés pour compte. Les mêmes noms figurent sur les listes, alors que nous, nous sommes exclus sans savoir pourquoi » , se lamentent plusieurs femmes retournées.

Les besoins sont multiples et urgents : vivres, couvertures, bâches, ustensiles ménagers, mais aussi une assistance financière pour permettre aux familles de rebâtir leur quotidien.

« Que les ONG reviennent nous enregistrer. Certains bénéficiaires passent des nuits sans manger. Il faut qu’une nouvelle identification soit faite afin que nous puissions être pris en compte, » insiste un groupe de déplacés.

Bien que certaines organisations humanitaires soient actives sur le terrain, de nombreuses zones restent privées d’une couverture adéquate.

Par Kanoba Obadias

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